Les organisations professionnelles des auteurs, réalisateurs et producteurs ont exprimé lundi leurs «angoisses» sur le financement à long terme de la télévision publique privée de publicité, l’homogénéisation des programmes et une année 2009 qui s’annonce «terrible». «On sort d’une année de traumatismes graves», a déclaré Jacques Fansten, président de la SACD, la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), lors d’une conférence de presse conjointe avec d’autres organisations (USPA, SPFA et SCAM). Après l’annonce en janvier 2008, par le président Nicolas Sarkozy, de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, «nous manifestions nos inquiétudes. Aujourd’hui, on manifeste nos angoisses», a-t-il ajouté. Les organisations professionnelles s’inquiètent notamment du financement de l’audiovisuel public. Le projet de loi sur le nouveau service public de la télévision, actuellement en discussion à l’Assemblée, prévoit un financement de 450 millions d’euros annuels pour les trois prochaines années, pour compenser la suppression des recettes publicitaires. Mais le président de la SACD juge cette période trop courte car «le principe d’une loi est d’assurer la pérennité d’une situation». Les professionnels s’alarment également de «la vision totalement centralisatrice des décisions sur les programmes» au sein de la télévision publique, avec la mise en place d’«un guichet unique», a indiqué Jacques Fansten. «Nous sommes d’accord sur le principe d’une entreprise unique mais pas sur les guichets uniques. Ce sera «une sclérose en plaques» pour la création audiovisuelle», a renchéri Pascal Rogard, Directeur Général de la SACD.




































