C. CAUQUELIN (Canal+) : «Documentaire d’impact : le Groupe Canal+ s’engage pleinement sur des sujets forts»

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À l’occasion de l’édition 2023 du FIPADOC, le Groupe Canal+ a présenté son line-up ainsi que le développement de sa chaîne Canal+ Docs. L’occasion pour média+ d’évoquer la place du documentaire au sein du Groupe Canal+ avec Christine CAUQUELIN, Directrice des documentaires du Groupe Canal+.

MEDIA +

Lors de la 5ème édition du FIPADOC, le Groupe Canal+ a annoncé une nouvelle case pour Canal+ Docs. Qu’en est-il ?

CHRISTINE CAUQUELIN

En cette rentrée 2023, Canal+ Docs ouvre une nouvelle case, le mardi soir : «L’Histoire en grand», avec des documentaires qui redonnent des couleurs à notre Histoire». Cette dernière vient compléter notre offre documentaire déjà très large au sein de nos antennes. Pour la suite, pour alimenter cette nouvelle offre, nous sommes en recherche d’histoires avec des angles intéressants, des portraits, mais aussi des coproductions internationales ambitieuses. Que ce soit en série ou en unitaire, nous recherchons de nouveaux documentaires pour alimenter cette case sur Canal+ Docs.

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Qu’en est-il de vos séries documentaires ?

CHRISTINE CAUQUELIN

Les séries documentaires permettent une nouvelle forme de narration qui intéressent de nombreux téléspectateurs et abonnés, et ce, sur l’ensemble de nos antennes. L’idée est de pouvoir mélanger les intérêts de ces derniers. Pour exemple, nous proposons la série documentaire «Chevaline» (4 x 52’ – Upside Films pour Canal+), un mélange de «True Detective» et «Collision», ou encore «Une tonne cinq» (4 x 52’ – Cat&Cie et Incognita Doc pour Canal+ Docs), entre «Breaking Bad» et «Fargo». Le sport est forcément un sujet qui suscite l’intérêt de nos abonnés. Nous proposons ainsi «Futsal Social Club» (6 x 40’ – Step By Step pour Canal+ Docs).

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En quoi le documentaire d’impact est-il un sujet important pour le Groupe Canal+ ?

CHRISTINE CAUQUELIN

En complément de la diffusion d’un documentaire d’impact, le Groupe Canal+ s’engage pleinement sur des sujets forts et importants. Concrètement, il s’agit d’avoir des actions au-delà de la simple diffusion d’un documentaire. Nous avons par exemple diffusé un documentaire sur les Cafés Joyeux, «L’épopée Joyeuse». J’ai pris contact avec le fondateur, et depuis la diffusion du documentaire, de nombreuses familles ont pu prendre contact avec lui. Nous avons décidé de l’accompagner dans ce combat, et d’intervenir en renfort si besoin. Nous pouvons citer aussi le documentaire «L’État du Texas contre Melissa». Nous avons mobilisé l’ensemble des antennes du Groupe à l’international pour diffuser ce documentaire au même moment. À la suite de la diffusion, il y a eu une mobilisation sans précédent qui a permis de mettre en suspend l’exécution de Mellisa Lucio.

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Quelle est la programmation à venir concernant les documentaires d’impact ?

CHRISTINE CAUQUELIN

Pour l’année 2023, nous proposerons de nouveaux documentaires d’impact. Nous pouvons citer «Plastic Odyssée» (75’ – Les Gens Bien Prod pour Canal+ Docs), «Adieu ma honte» (4 x 26’ – Alef One pour Canal+ Docs), mais aussi «L’enfant de la forêt» (4 x 52’ – Upside Films pour Canal+). Sur ce type de programmes, nous n’hésitons pas à regrouper différents acteurs de notre écosystème, mais aussi à apporter plus de visibilité au sujet mis en avant.

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Globalement, quels sont vos besoins pour vos antennes ?

CHRISTINE CAUQUELIN

Lors de notre prise de parole à la cinquième édition du FIPADOC, nous avons présenté nos besoins pour nos antennes. Nous pouvons les regrouper autour de trois familles: des documentaires regroupant des histoires de sport, comme «Tony Parker Academy» (6 x 26’ – We Make et Human First pour Canal+), des histoires de personnages fascinants, avec pour exemple «Sur la piste du serpent» (4 x 52’ – Adamis Productions pour Planète+ Crime), des accès exclusifs auprès de personnalités avec «100% David Hallyday» (90’ – Annabel Production et les Films LNA pour Canal+ Docs),  ou encore des histoires de notre époque, avec pour exemple «Ukraine, soldats de l’information» (80’ – Veilleur de nuit pour Canal+ Docs) et «Me Too dans l’art» (52’ – Crossborder Film pour Planète+ Crime).