Directeur du département d’«Histoires naturelles» chez National Géographic TV, basé à Washington, Keenan Smart est en charge de la création et du suivi de la plupart des programmes au sein de son unité. Ce producteur incarne la touche de cette chaîne, si différente dans la manière de concevoir ses documentaires.
média+ : Quel est votre rôle au sein de la chaîne National Géographic ?
Keenan Smart : J’ai deux passions dans la vie: la nature et la production. Je suis producteur de documentaires d’histoires naturelles depuis plus de trente ans. J’ai eu le plaisir et l’honneur de découvrir les endroits les plus sauvages au Monde. C’est essentiel que nous comprenions qu’aujourd’hui beaucoup d’espèces sont en danger. Il faut transmettre aux plus jeunes générations la possibilité d’admirer ce qui vit à côté de vie. C’est pourquoi nos programmes sensibilisent ceux qui les regardent. Mon rôle est de mettre à l’écran ce qu’il se passe sur les cinq continents au travers d’histoires touchantes et émouvantes.
média+ : En quelques mots, pourriez-vous nous présenter votre parcours ?
Keenan Smart : J’ai rejoint National Géographic en 1991 après avoir été durant 14 ans producteur d’«Histoires naturelles» au sein de la BBC, qui est l’un des départements les plus respectés au Monde dans ce domaine. C’est alors que j’ai créé la seule unité de production et de réalisation de films entièrement consacrés à l’histoire naturelle.
média+ : Quels sont vos moyens de tournage ?
Keenan Smart : Généralement, nous tournons dans des zones très peu accueillantes pour l’homme car c’est dans des zones reculées que la nature est restée intact, ou presque. Sur le matériel de tournage, nous avons la chance de pouvoir avoir recours à la pointe de la technologie comme la caméra fantôme qui est capable de filmer jusqu’à 2 000 images par seconde en haute définition… … Mais aussi des caméras aériennes ou des caméras ventouses qui nous ont permis de réaliser des documentaires époustouflants de découvertes. C’est notamment le cas pour les baleines bleues. Grâce aux caméras fixées sur ces mammifères nous avons pu découvrir leur vie au quotidien, ou encore filmer les «hippopotames surfer» qui nagent avec les éléphants sur la côte du Gabon. En moyenne, un documentaire animalier coûte 600 000$. Mais nous avons également des projets, comme celui sur les baleines qui coûtent beaucoup plus allant au-delà du million de dollars.
média+ : Travaillez-vous en vase clos ?
Keenan Smart : Non, nous avons des liens étroits avec la communauté scientifique. Par exemple, sur notre projet en cours sur la baleine bleue, le comité sur la recherche avec qui nous travaillons a consenti à distribuer des bourses, des fonds, à des scientifiques qui ont pu marquer et suivre des baleines au-delà de la côte californienne. Cela a pris 1 mois de recherche. Nous avons des spécialistes qui viennent à nos conférences. Tous ces spécialistes sont des ressources fondamentales pour nous.
média+ : Que pensez-vous du documentaire d’«Histoire naturelle» français ?
Keenan Smart : Les documentaires français sont parmi les meilleurs au Monde. Il ont une qualité vraiment remarquable que cela soit dans la forme, le tournage ou dans le fond car ils sont vraiment pédagogiques.
Société de Production : National Géographic TV: unité production documentaire
• Les Dirigeants :
– Keenan Smart, en charge de la production des documentaires «Histoires naturelles» chez National Géographic TV
• Coordonnées:
1745 17th ST. Washington DC. 20036. USA
• Productions:
«Eden at the End of the World (2008), Hunter & Hunted (17 episodes, 2005-2007)Arctic Tale (2007), Wild (2 episodes, 2006), Nature (6 episodes, 2000-2005).



































