Eutelsat: la chaîne géorgienne va présenter «la preuve» de ses accusations

La chaîne géorgienne russophone Perviy Kavkazky va produire jeudi devant un juge français «la preuve» de ses affirmations contre l’opérateur satellitaire Eutelsat, qu’elle accuse d’avoir rompu un contrat de retransmission sous pression russe, a affirmé son avocat mercredi. Me Henri D’Armagnac, qui représente les intérêts de la chaîne publique géorgienne, a assigné Eutelsat en référé devant le tribunal de commerce de Paris, une procédure d’urgence ne statuant pas sur le fond et dont l’audience est prévue jeudi. «Je suis serein, j’ai la preuve que c’est le contenu qui leur pose problème», a déclaré l’avocat, selon lequel un contrat en bonne et due forme avait été signé à la mi-janvier. Il compte demander une mesure provisoire pour forcer Eutelsat à reprendre la diffusion de Perviy Kavkazky. La chaîne géorgienne, présentée comme la première chaîne russophone du Caucase hors du contrôle du Kremlin, accuse Eutelsat, premier opérateur européen de services fixes par satellite, d’avoir rompu un contrat de retransmission par son satellite W7, sous la pression d’un groupe russe. Selon la chaîne, l’opérateur russe Interspoutnik en aurait acquis une grande partie des capacités de diffusion, pour 15 ans, pour le compte de Gazprom Media, filiale du géant gazier russe Gazprom étroitement contrôlé par le Kremlin. Eutelsat a démenti ces accusations, affirmant attendre la signature d’un contrat pour reprendre la diffusion de la chaîne géorgienne, après une période d’essai qui s’est achevée à la date prévue.

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