Le groupe publicitaire Havas devra payer à Alain de Pouzilhac, son ancien P.-D.G. et actuel président de l’Audiovisuel extérieur de la France, l’indemnité de non-concurrence qui lui était due, selon un jugement en appel. Le 21 juin 2005, le nouveau conseil d’administration de Havas – fort de quatre administrateurs proches de Vincent Bolloré, devenu 1er actionnaire quelques mois plus tôt– avait brutalement révoqué son P.-D.G., et depuis les recours judiciaires des deux parties se sont multipliés. Cette décision en appel, qui date du 14 janvier et confirme un jugement du 27 janvier 2009, «s’ajoute aux onze autres décisions judiciaires rendues ces trois dernières années en faveur d’Alain de Pouzilhac et des autres anciens dirigeants dans le combat judiciaire qui les oppose à Havas», soulignent les avocats de l’ancien P.-D.G. dans un communiqué. Cette fois-ci, Havas voulait remettre en cause la transaction et l’engagement de non-concurrence conclus avec M. de Pouzilhac le 28 juin 2005, lors de son éviction. L’accord prévoyait le versement d’une indemnité de 3 millions d’euros pour rupture de contrat, ainsi que 3,4 millions d’euros, versés trimestriellement, en contrepartie desquels il s’engageait à ne pas démarcher les clients ou les collaborateurs du groupe.Mais, un an plus tard, alors qu’Havas avait déjà versé l’indemnité de 3 millions d’euros, plus 1,1 million d’euros au titre de la clause de non-concurrence, l’assemblée générale des actionnaires avait dénoncé l’accord conclu en juin 2005. La direction d’Havas avait alors assigné M. de Pouzilhac en justice, afin de se faire rembourser les sommes déjà versées. Elle est déboutée de ses demandes et condamnée à verser à son ancien dirigeant les échéances de son indemnité de non-concurrence restant dues.




































