Après Sébastien Tellier et Patricia Kaas, France Télévisions prend un nouveau virage à l’Eurovision avec Jessy Matador qui compte «mettre le feu» à Oslo samedi grâce au rythme africain de «Allez Olla Olé», un choix qui a suscité à ses débuts une polémique aux relents racistes. «Chaque année, on fait un calcul. On décide de prendre une chanteuse à voix, d’organiser un grand casting national, on a pris (le chanteur branché) Sébastien Tellier, (le groupe déjanté) Les Fatals Picards…», rappelle Nicolas Pernikoff, directeur de l’unité de programmes jeux et divertissements de France Télévisions. Cette année, «j’avais envie d’une chanson festive, populaire, avec un artiste capable de la porter et une chorégraphie forte autour. L’objectif, c’est de mettre le feu sur scène et que tout le monde s’amuse ensemble», explique-t-il. Après un projet avec l’ex-Nouvelle Star Christophe Willem, «qui est tombé à l’eau au dernier moment», France Télévisions a porté son choix sur Jessy Matador, repéré en 2008 grâce à son tube afro «Décalé Gwada».
Influencé par le hip-hop et le n’dombolo, une danse d’origine congolaise, Jessy Matador reste mystérieux sur la prestation qu’il prépare. «Il faudra attendre samedi pour voir», dit-il.



































