Le SNJ-CGT de France Télévisions et le SNJ se sont élevés dimanche contre les propos du secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant, qui a estimé que le «scoop ne devait pas être recherché à tout prix» concernant les journalistes de France 3 enlevés le 30 octobre en Afghanistan.
Interrogé sur le sort des deux journalistes lors du «Grand Rendez-Vous» Europe 1/Le Parisien-Aujourd’hui en France, M. Guéant a assuré qu’ils étaient «en vie» et reconnu que cet enlèvement avait suscité la colère du président Nicolas Sarkozy qui a dénoncé à leur propos une «imprudence vraiment coupable». «Ils font courir des risques aussi à beaucoup de nos forces armées, qui du reste sont détournées de leurs missions principales. Je crois que, quand même, le scoop ne doit pas être recherché à tout prix», a-t-il ajouté, soulignant le «coût tout à fait considérable» de cet enlèvement. «Comment peut-on, trois semaines après la disparition de nos confrères, continuer de les accuser d’avoir fait leur métier», s’est indigné Jean-François Téaldi, secrétaire général du SNJ-CGT de France Télévisions.
«Ces déclarations sont odieuses, tant à l’encontre de nos deux camarades, qu’à l’encontre de l’ensemble de la profession», a-t-il estimé, soulignant que les journalistes «n’étaient pas à la recherche d’un scoop mais ne faisaient que leur métier». M. Téaldi a également demandé à la direction de France Télévisions de tenir informée la rédaction sur «les initiatives prises par la présidence de la République» à l’égard des deux journalistes.



































