La 1ère du western «The Harder The Fall» ouvre en fanfare le Festival du film de Londres

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Avec Idris Elba à la tête d’un impressionnant casting noir et Jay-Z parmi les producteurs, la 1ère du western «The Harder The Fall», qui sortira le 3 novembre sur Netflix, ouvrait en fanfare mercredi le Festival du film de Londres. Le film, qui marque les débuts du Londonien Jeymes Samuel en tant que réalisateur, met en vedette un éventail de comédiens uniquement noirs, qui interprètent des personnages historiques réels du Far West plongés dans une intrigue fictive. Jeymes Samuel, qui a aussi coproduit et coécrit le scénario original, n’a pas laissé d’autre choix à Idris Elba, son ami de longue date, que d’incarner Rufus Buck, un hors-la-loi violent et redouté de l’époque. «Nous avons grandi ensemble en faisant des trucs stupides et nous voilà en train de faire un western», a plaisanté l’acteur britannique de 49 ans, lors d’une conférence de presse en amont de la projection. Le réalisateur de 42 ans, également auteur-compositeur-interprète et producteur de musique, avait déjà travaillé avec Jay-Z sur des morceaux pour le film «The Great Gatsby» en 2013. Il s’est réjoui mercredi de collaborer de nouveau avec la star du rap. «Ce qui est intéressant, c’est qu’il est super cinéphile», a déclaré Jeymes Samuel. «Quand les gens pensent (au) nom de Jay-Z, ils pensent automatiquement musique», mais il a une vaste connaissance des westerns et du «cinéma en général», a-t-il ajouté. Pour «The Harder They Fall», Jeymes Samuel estime avoir réuni «un casting de rêve», avec l’actrice-réalisatrice Regina King dans le rôle de la compagne de Buck, la «traîtresse» Trudy Smith, et Jonathan Majors dans celui de son rival hors-la-loi Nat Love. LaKeith Stanfield, Zazie Beetz et Edi Gathegi sont également à l’affiche de cette histoire de vengeance qui se déroule dans les plaines du Texas. Celui qui a grandi en regardant des westerns à la télévision britannique a «toujours trouvé le genre séduisant», mais a voulu ici «en faire plus» en le revisitant et le rendant plus inclusif. «Le cadre dans lequel on montrait ces histoires était très étroit, les femmes de toutes les couleurs étaient toujours soumises», a-t-il énuméré, ajoutant que «si vous étiez une personne de couleur, vous étiez moins qu’humain». Mis à part trois projections au Festival du film de Londres et quelques autres dans certaines salles américaines, «The Harder They Fall» sortira sur Netflix le 3 novembre. Selon le coproducteur James Lassiter, qui a dû convaincre le réalisateur, la plateforme de streaming est «le bon endroit» pour sortir ce film, car «l’objectif, si nous voulons raconter une histoire comme celle-ci avec ce casting, est de permettre au plus grand nombre de personnes dans le monde (d’y) avoir accès». «Parfois, lors d’une sortie en salle, il y a ces préjugés intégrés, comme le fait que personne ne veut voir un casting entièrement noir», a ajouté James Lassiter, avec le risque que les salles disent aux studios «Ce film n’est pas pour nous». «Il est évident qu’il existe un racisme systématique dans notre système, qui mettra du temps à disparaître, mais en termes de narration, c’est un grand jour pour nous», a salué mercredi l’acteur Idriss Elba, affirmant que «la pandémie a montré que nous sommes tous humains et que le truc de la race est assez stupide». Avant d’arriver sur petit écran, «The Harder They Fall» était présenté au Southbank Centre de Londres mercredi soir, donnant ainsi le coup d’envoi du Festival du film de Londres, qui se tiendra pendant 12 jours dans la capitale britannique. La 65ème édition du festival sera clôturé par «La tragédie de Macbeth» de Joel Coen, avec dans le rôle de Lady McBeth sa célèbre épouse, l’actrice oscarisée Frances McDormand.