L’administration française va étendre son recours à l’IA mais ne va pas la généraliser

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L’administration française va étendre dans les prochains mois son recours à l’intelligence artificielle (IA) générative pour répondre aux demandes des usagers, mais ne prévoit pour l’heure pas d’»imposer» son utilisation à tous ses agents, a indiqué jeudi le gouvernement. Un peu plus de six mois après le lancement d’une expérimentation destinée à utiliser l’IA générative pour répondre plus rapidement aux usagers, «on n’est pas encore assez matures» pour l’imposer à tous les agents de la fonction publique, a estimé le ministre de la Fonction publique Stanislas Guerini lors d’un échange avec des journalistes au salon VivaTech à Paris. Stanislas Guerini a néanmoins mis en avant un délai de réponse aux usagers passé de 13 à 3 jours pour les quelque 2.000 agents volontaires pour participer à l’expérimentation. Selon le ministre, les «trois quarts» de ces agents volontaires utiliseraient désormais la proposition de réponse aux usagers qui leur est offerte par l’IA générative sans la modifier. L’outil d’IA générative développé par l’Etat, Albert, va cependant prochainement être intégré à la messagerie interne des agents de l’Etat, Tchap. «On va démultiplier les cas d’usage d’Albert, sous un format d’expérimentation» plutôt que sous la contrainte, a expliqué jeudi M. Guerini. «La réalité, c’est qu’on utilise déjà l’IA dans les services publics», a constaté le ministre, jugeant dépassé le débat sur l’opportunité de se saisir de cette technologie dans l’administration.