Les licences de téléphonie mobile de 4ème génération (4G) seront attribuées aux opérateurs français au plus tard à l’été 2011, a annoncé mercredi le président de l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep), Jean-Ludovic Silicani. «L’Autorité prépare activement depuis plusieurs mois l’attribution des fréquences prévues pour la 4ème génération de téléphonie mobile», a-t-il déclaré lors d’un point presse. L’Arcep a mené une consultation publique à ce sujet en début d’année, puis des auditions de différents acteurs du secteur au printemps. Elle souligne «la complexité particulière» de l’attribution de ces fréquences, en tenant compte notamment des enjeux d’aménagement du territoire. M. Silicani préconise donc «de faire une large place à une mutualisation des réseaux mobiles», dans le cadre de la «lutte contre la fracture numérique».Ces nouvelles fréquences, situées dans la bande des 800 mégahertz, permettront un accès en très haut débit à Internet depuis son mobile. Leur attribution devrait être une bonne opération pour l’Etat: les dernières fréquences 3G délivrées par l’Arcep au cours des six derniers mois, l’une à Free et les deux autres à Orange (France Télécom) et SFR, ont rapporté en tout 822 millions d’euros (Free a payé 240 millions, SFR 300 et Orange 282) aux pouvoirs publics. Au début des années 2000, SFR, Bouygues Telecom et Orange avaient chacun déboursé 619 millions d’euros pour obtenir leur licence mobile 3G. L’Arcep annonce aussi qu’elle remettra bientôt au Parlement un rapport dans lequel elle «analysera les éventuels freins à la fluidité du marché, en particulier dans la téléphonie mobile» et «proposera des pistes pour améliorer les dispositions de la loi».




































