Les salariés de 20 Minutes approuvent des concessions salariales 

Les salariés de 20 Minutes approuvent des concessions salariales 

Les salariés du média en ligne 20 Minutes se sont prononcés massivement vendredi pour des concessions sur leur rémunération, au grand dam des syndicats, a-t-on appris auprès des différentes parties. 

Ce choix a remporté 85 et 87% des suffrages exprimés, sur la centaine de votants, selon les résultats de deux scrutins concomitants communiqués. 

Ce référendum d’entreprise était voulu par le groupe belge Rossel, co-propriétaire de 20 Minutes, afin de dénouer l’imbroglio social en cours avant de possiblement racheter la totalité des parts du média. 

«Rossel annoncera dans les semaines à venir sa décision» en la matière, a déclaré sa directrice des opérations (COO), Sabina Gros, également directrice générale de 20 Minutes par intérim. 

Le groupe SIPA Ouest-France a indiqué début décembre vouloir céder ses parts dans 20 Minutes à son co-propriétaire Rossel, à l’occasion d’une recapitalisation. 

Rossel y est prêt à condition qu’il n’y ait plus de «conflit social» dans l’entreprise. 

Rossel a ainsi demandé que les journalistes renoncent à une partie des «droits voisins» du droit d’auteur au profit de leur employeur, faute de quoi 20 Minutes pourrait être vendu. 

La rédaction est très majoritairement favorable à ce renoncement, mais les syndicats, hormis la CFE-CGC, la refusent car cette part des droits voisins revenant aux journalistes a été difficile à obtenir et a nécessité une action en justice. 

Les droits voisins du droit d’auteur permettent aux journaux, magazines ou agences de presse de se faire rémunérer lorsque leurs contenus sont réutilisés sur internet par des géants comme Google. 

Le référendum d’entreprise doit permettre de valider l’accord proposé par Rossel sur les droits voisins et également les droits d’auteur. Jusqu’alors, cet accord n’a été signé que par la CFE-CGC. 

La CGT et la CFDT avaient demandé en urgence à la justice l’interdiction du référendum, sans obtenir gain de cause. 

Les organisations vont de nouveau former un recours contre le résultat du scrutin, a-t-on appris de source syndicale. CGT, CFDT, FO et SNJ avaient dénoncé conjointement en décembre un «chantage à l’emploi» de la part de Rossel. 

Une cinquantaine d’anciens de 20 Minutes ont aussi estimé jeudi dans une lettre ouverte que «la direction montre son mépris pour le droit, le dialogue social et le travail des journalistes». 

Fondé en 2002 comme journal gratuit, «20 Minutes» a lancé sa chaîne télé en mai 2023 puis a arrêté sa formule papier en septembre 2024 pour passer au tout numérique, dan 

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