Le groupe M6 a annoncé mardi qu’il repoussait au 7 septembre le lancement de son journal du soir, initialement prévu en mars, «au vu de la conjoncture économique actuelle». «Entre temps, l’information quotidienne sur M6 se poursuit», avec d’une part le journal de la mi-journée, à 12h50, et d’autre part, le «6 minutes», journal bref diffusé en début de soirée précise M6 dans un communiqué. Interrogée, la chaîne souligne que cette décision a été prise en raison d’une «conjoncture économique difficile» et d’un «manque de visibilité, notamment en ce qui concerne le marché publicitaire». Le coup d’envoi du journal du soir, que la chaîne annonce depuis plusieurs mois et dont la date de lancement avait d’abord été fixée au 30 mars, est ainsi repoussé au «premier lundi de la rentrée», au moment où les grandes chaînes lancent leurs nouvelles grilles, précise la chaîne. On souligne à M6 que le projet d’un journal télévisée du soir, dont ni l’heure exacte, ni le format, ne sont encore fixés, reste intact. Un studio, équipé pour la diffusion en haute définition, est en place. Par ailleurs le journaliste Vincent Régnier, venu du quotidien «Le Parisien/Aujourd’hui en France», a été nommé fin janvier Direzteur délégué de l’information de M6, plus particulièrement chargé d’animer le futur journal. Le groupe M6, M6 Métropole TV, qui regroupe, outre la chaîne principale M6, plusieurs chaînes thématiques, a vu son titre baisser fin janvier. Selon Yacast, spécialiste de la mesure publicitaire, le groupe a enregistré un recul de 8% de son chiffre d’affaire publicitaire au mois de janvier. «Nous espérons avoir une meilleure visibilité du marché publicitaire début septembre», souligne-t-on à M6. Pour sa part, Alain Vigier, délégué syndical SNJ-CGT de M6, estime qu’il faut mettre ce report sur le compte de «l’impréparation» plutôt que sur celui de la conjoncture économique. De son côté, Philippe Bailly, du cabinet NPA Conseil, estime que le report «permet à M6 de se donner plus de temps pour voir quels équilibres vont se dégager sur la tranche 20h00-21h00». Les audiences, sur cette plage horaire, ont en effet été «bouleversées par l’avancement des horaires de France Télévisions à 20h35, depuis le 5 janvier», à la suite de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques.




































