Négociation des salaires: mécontentement et perturbations dans les huit sites logistiques d’Amazon France

225

Jugée insuffisante, une proposition de la direction d’Amazon France dans le cadre de la négociation des salaires a provoqué le mécontentement des employés dont plus d’un millier ont débrayé entre dimanche et mardi, ont indiqué diverses sources syndicales.
«Les huit sites logistiques sont concernés par le mouvement. A Brétigny, à Bove, à Chalon-sur-Saône cela a pris la forme de filtrage de camions à la sortie. On a compté jusqu’à 1.200 grévistes», indique Alain Jeault (CGT). U
n chiffrage similaire à celui réalisé par Morgane Boulard (CFDT) et Hakim Taoufik (CAT).
Les salariés étaient appelés à la grève à partir de lundi par les cinq syndicats représentatifs (Sud, CFDT, CGT, CAT, CFE-CGC) du géant du commerce en ligne.
«La direction s’est fièrement avancée pour nous proposer une augmentation générale, dérisoire, de 3%, chose inadmissible vu le contexte actuel. Nous demandons une augmentation générale du salaire de 5% minimum», réclament les organisations signataires dans un tract commun.
«Tous les sites ont été touchés mais pas à la même hauteur, selon M.Taoufik. Certains sites se sont mobilisés jusqu’à 70%. A Saran, certains services ont dû être fermés. Cela a eu un gros impact. A Brétigny, 200 à 300 personnes se sont retrouvées dehors lors du «shift» de nuit».
Mardi matin, le moment se poursuivait, notamment à Boves, où un débrayage était prévu jusqu’à 15h30, a indiqué Gwenael Lefebvre, délégué syndical CGT sur place.
CGT, CAT et CFDT soulignent d’ailleurs que des préavis de grève illimités ont été déposés. «On va maintenir la pression. Sous quelle forme, on verra bien», indique M.Jeault alors que la prochaine réunion dans le cadre des NAO (Négociation annuelle obligatoire) est prévue le 14 avril.
«Nous sommes fiers d’offrir des salaires et des avantages sociaux attractifs à nos salariés, ainsi que de nombreuses opportunités d’évolutions au sein d’Amazon», a réagi l’entreprise.
«Dans le cadre des négociations annuelles, nous avons proposé des augmentations de salaire supérieures à la moyenne de la branche Transport et Logistique et ces sujets sont toujours en cours de discussion».
Le mouvement n’a «pas d’impact sur la capacité à servir les clients» ou sur «l’activité quotidienne», a ajouté une source proche du groupe.