Orange: le PDG sortant Stéphane Richard déclare quitter l’entreprise de télécommunications avec «le sentiment du devoir accompli»

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Le Président Directeur Général sortant d’Orange, Stéphane Richard, condamné dans l’affaire Tapie/Crédit Lyonnais, a déclaré mercredi qu’il quittait l’entreprise de télécommunications avec «le sentiment du devoir accompli», alors qu’il est censé quitter son poste fin janvier. 

«Globalement, je pars en ayant le sentiment du devoir accompli. L’entreprise est solide et elle a aussi plus de cohésion interne. N’oublions pas qu’en 2010, je suis arrivé dans une entreprise traumatisée», notamment par la série de suicides de salariés de l’ex-France Télécom entre 2008 et 2009, a-t-il déclaré à l’occasion d’une visite chez le six millionième client fibre d’Orange au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine).

«En 2010, il y avait 60.000» clients abonnés à la fibre, «donc on a multiplié ce chiffre par 100. Le déploiement de la fibre optique en France a été la grande aventure de la décennie», s’est-il félicité, ajoutant que «la France est aujourd’hui le pays le plus fibré d’Europe avec 70% du territoire français désormais couvert».

Condamné en novembre dans l’affaire de l’arbitrage dont avait bénéficié l’homme d’affaires Bernard Tapie, Stéphane Richard doit quitter ses fonctions le 31 janvier au plus tard, alors que son mandat courait jusqu’à mi-2022. Trois profils ont été retenus par le comité de sélection d’Orange pour lui succéder au poste de directeur général dans le cadre d’une future gouvernance dissociée: l’actuel directeur général délégué, Ramon Fernandez, le responsable des ventes de l’opérateur américain Verizon, Frank Boulben, et la présidente de Schneider Electric France, Christel Heydemann. 

Un conseil d’administration sur la gouvernance a été initialement programmé le 24 janvier, mais «il n’est pas certain qu’il se déroule à cette date», selon une source proche du dossier. «Ce qui est important, c’est qu’il y ait un conseil qui s’accordera sur le nouveau directeur général avant le 31 janvier», ajouté cette source. 

Si la nomination au poste de directeur général a lieu dans les temps, Stéphane Richard pourrait toutefois rester en place quelques semaines de plus comme président non exécutif, jusqu’à la fin de son mandat en mai prochain, dans l’attente de la nomination d’un successeur, selon plusieurs sources internes. «Rien n’est exclu», confirme un cadre du groupe, en soulignant que «l’important est d’assurer la continuité de la direction de l’entreprise et que la transition se passe dans les meilleures conditions».