Plusieurs députés européens ont fait part mercredi de leur «inquiétude» dans le contentieux opposant la société Eutelsat à une chaîne de télévision géorgienne russophone qui l’accuse de l’avoir privée de transmission satellitaire pour plaire au Kremlin.
«Nous sommes très préoccupés par des informations selon lesquelles Eutelsat, le principal opérateur satellite en Europe, (…), a refusé, après des pressions de la Russie, de diffuser la chaîne géorgienne russophone Perviy Kavkazskiy», écrivent ces six députés, issus de quatre groupes politiques, dans un communiqué diffusé à Strasbourg. «Je ne suis pas convaincue par les explications d’Eutelsat qui affirme que ce différend n’est que technique», a précisé l’une des signataires, l’eurodéputée écologiste finlandaise, Heidi Heidi Hautala, présidente du comité des droits de l’homme au Parlement. Mme Hautala avait invité mercredi plusieurs représentants de Perviy Kavkazskiy à prendre part à une conférence de presse consacrée à cette affaire, qui fera bientôt l’objet d’un procès en France. Perviy Kavkazky, qui se présente comme la «première chaîne russophone du Caucase hors du contrôle du Kremlin», a intenté une action devant le tribunal de commerce de Paris contre Eutelsat, société basée à Paris et détenue à plus de 25% par l’Etat français. La chaîne, qui vient d’être créée, a été diffusée en janvier pendant une semaine sur un satellite géré par Eutelsat, mais la société a ensuite signifié aux responsables de Perviy Kavkazky qu’elle voulait les héberger sur un autre satellite, une solution rejetée par les Géorgiens.


































