Barrage qui cède faisant plus de 400 morts près de Fréjus en 1959, tempêtes dévastatrices comme Xynthia en février: Corinne Lepage, avocate, ex-ministre de l’Environnement, procède à son analyse particulière «Des catastrophes (pas si) naturelles».
La fatalité ne peut pas tout expliquer, tout au plus «cela permet d’éviter de se poser les vraies questions», explique la députée européenne avant la diffusion mercredi à 20h40, de ce film documentaire de 90′, signé François Rabaté, sur la chaîne Planète. 1er cas : la rupture du barrage de Malpasset en amont de Fréjus au début de l’hiver 1959, 50 millions de m3 d’eau déferlent à 70 km/h dans la vallée du Reyran, faisant 417 morts. «Ce sont 417 raisons de chercher des responsables», souligne-t-elle dans le film. Lorsque les propositions d’indemniser les familles des victimes ont été faites, les gens ont accepté et on en est resté là, rappelle-t-elle. Il a fallu attendre la loi de 1982 pour obtenir un cadre juridique pour l’indemnisation en cas de catastrophes naturelles. Si elle regrette que la loi ait «toujours couru derrière les catastrophes», l’avocate met cependant en garde contre tout manichéisme: «C’est très facile de dire qu’il y a un gentil et qu’il y a un méchant, mais il y a une responsabilité collective».


































