Le calendrier des réunions prévues pour choisir un nouvel actionnaire pour le groupe Le Monde est «irréaliste et n’est pas tenable», a estimé mardi Gilles Van Kote, le président de la Société des Rédacteurs du Monde (SRM), actionnaire de référence du journal.La SRM va demander au Conseil de Surveillance du groupe qui se réunit le 14 juin de fixer un «calendrier clair et transparent» permettant d’examiner en profondeur les différentes offres avant de se prononcer sur la meilleure, a-t-il indiqué. Les repreneurs doivent déposer le 9 juin leurs «pré-offres» et leurs propositions définitives vendredi 11. Or tant la SRM que d’autres sociétés d’actionnaires du Monde doivent se réunir en assemblée générale le 10 juin et ne pourront en conséquence se prononcer sur les offres finalisées. Quant au Conseil de surveillance, il n’aurait que 3 jours pour examiner cette opération de près de 100 millions d’euros, considérée comme un tournant historique pour le journal. La SRM reconnaît «mesurer la gravité et l’urgence de la situation», mais refuse de «céder à l’affolement». Elle demandera donc une nouvelle réunion du Conseil de surveillance, décisionnelle cette fois pour fin juin début juillet, a dit M. Van Kote. Parmi les repreneurs potentiels, figurent Claude Perdriel, propriétaire et fondateur du groupe Nouvel Observateur, un trio composé de l’homme d’affaires Pierre Bergé, du banquier d’affaires et propriétaire des «Inrockuptibles» Matthieu Pigasse et du président fondateur de Free, Xavier Niel. Sont également intéressés l’Italien Editoriale L’Espresso et l’Espagnol Prisa, déjà actionnaire du Monde. Le Suisse Ringier, qui avait manifesté son intérêt, a jeté l’éponge mardi.




































