Séries Mania 2023 : une programmation marquée par les années 80-90 et l’écologie

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Le héros de «Succession» Brian Cox, le réalisateur Cédric Klapisch ou l’actrice Cécile de France participeront à l’édition 2023 du festival Séries Mania à Lille (17-24 mars), qui a dévoilé mercredi une programmation marquée par les années 80-90 et l’écologie. Pour cette 5e édition dans les Hauts-de-France, les organisateurs ont retenu «54 séries de 24 nationalités» après en avoir visionné «396 en provenance de 62 pays», a souligné la directrice générale, Laurence Herszberg, lors d’une conférence de presse. 

Un «travail énorme» qui reflète la vitalité d’un secteur «florissant», où des pays comme la Grèce, le Pakistan ou le Bénin seront représentés pour la première fois. Les festivités débuteront avec la projection en avant-première de la très attendue «Salade Grecque» de Cédric Klapish, suite en série pour Amazon Prime Video de sa saga inaugurée il y a 20 ans avec «L»Auberge espagnole». Elles se termineront avec la série américano-allemande «Transatlantic» d’Anna Winger («Unorthodox»), qui retrace pour Netflix la vraie exfiltration d’artistes juifs à Marseille au début des années 1940. Entre-temps, les 70.000 participants pourront découvrir une exposition sur les génériques ou assister aux masterclass de Brian Cox, Cécile de France, Cédric Klapisch, de la co-créatrice de «Westworld» et présidente du jury international, Lisa Joy, ou de Philippine Leroy-Beaulieu, la patronne française d’«Emily in Paris». 

Seront également au rendez-vous Audrey Fleurot pour la nouvelle saison d’«HPI», l’écrivain Hervé Le Tellier – dont le prix Goncourt 2020, «L’Anomalie», va être adapté en série – , la journaliste Florence Aubenas, le vainqueur du concours télévisé de drag queens Drag Race France Hugo Bardin, alias Paloma, ou l’acteur Jean-Claude Drouot pour les 60 ans de «Thierry la fronde». D’autres invités internationaux seront ultérieurement annoncés pour cette édition où se distinguent trois tendances, dont «les femmes», «moteurs des narrations», selon Laurence Herszberg. «Plus de la moitié des séries reçues sont ancrées dans les années 80-90», a-t-elle remarqué, évoquant la Québécoise «Désobéir : le choix de Chantal Daigle» sur la difficulté d’avorter. Autre thématique en vogue, «l’écologie», au coeur d’une conférence animée par le militant et réalisateur Cyril Dion et de séries comme «The Fortress» ou «The Swarm». Dans la première, la Norvège, en autarcie, procède au tri des réfugiés climatiques occidentaux, et dans la seconde, une entité sous-marine se révolte contre les hommes pollueurs.