Hier, l’IDATE (Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe) a passé en revue l’actualité liée au mobile et à l’Internet en révélant les résultats de l’étude «Internet sur mobile» lors d’une conférence de presse. L’occasion pour média+ de rencontrer Vincent Bonneau, Responsable Practice Internet Services d’IDATE afin qu’il nous dévoile son bilan sur l’Internet mobile.
média+ : Pouvez-vous nous présenter l’étude «Internet sur mobile» réalisée par l’Idate?
Vincent Bonneau : Nous avons un marché en pleine ébullition mais les offres proposées par les opérateurs ne sont pas toujours adaptées aux besoins des usagers du mobile. En France, l’Internet sur téléphone est modestement utilisé à cause des stratégies de services peu adaptées. Par contre, les réseaux haut débit se développent et les opérateurs ont déjà atteint 260 millions d’abonnés à la 3G fin 2007. Ils prévoient 1 milliard de clients d’ici 2011. De plus, les terminaux multimédia avancés se modernisent si rapidement que le marché des smartphones – par exemple – a augmenté de 71% en un an. En parallèle, il y a la montée en puissance d’un écosystème sur les services. Nous n’allons plus payer spécifiquement pour l’Internet mobile, cela deviendra une option supplémentaire. La France n’est pas très en avance par rapport à l’Europe en général.
média+ : Quels sont les nouveaux services que proposent l’Internet mobile ?
Vincent Bonneau : Sachant que l’offre est en ébullition, il y a une effervescence spontanée pour de nouveaux services mobiles très pratiques. De la navigation au comparateur de prix en passant par les Widgets mobile ou encore les renseignements par commande vocale, tout se développe très rapidement. Ainsi, de nouveaux modèles de financement se mettent en place: d’une part, les régies publicitaires spécifiques, mais aussi des nouveaux services qui utilisent la spécificité du mobile. Par ailleurs, certains services – à l’origine payants – deviendront gratuits. A l’heure actuelle, une personne sur trois utilise le service multimédia sur un mobile, nous pouvons donc déclarer que le marché est encore peu développé. Ces pratiques ne sont pas encore grand public. Les utilisateurs principaux sont les technophiles et les professionnels, particulièrement en Europe et aux Etats-Unis.
média+ : L’Internet sur téléphone suscite-il l’intérêt des consommateurs ?
Vincent Bonneau : Horizon 2011, 40 à 45% des utilisateurs auront l’Internet sur leur téléphone. Nous n’attendons pas de boom ni de révolution, mais un développement progressif. L’Internet mobile provoque beaucoup d’insatisfactions. A la fois sur les temps de chargement, la navigation sur le site mais aussi sur l’ergonomie. Pour ce qui est du financement, les clients ne veulent pas dépenser plus de 10 euros pour un accès mobile illimité. Et pour beaucoup d’entre eux, le mobile n’est qu’un moyen de communication. Dès lors, le marché se développera s’il y a des services pratiques comme le Google Map par exemple. L’offre devrait être capable d’accroître le succès de l’Internet dans les années à venir.




































