Le groupe français de médias et de télécommunications Vivendi a annoncé lundi avoir enregistré au premier semestre 2008 un bénéfice net de 1,222 milliard d’euros, en baisse de 19,9% sur un an, et précisé qu’il maintenait ses prévisions de croissance pour l’année. Le bénéfice net ajusté, indicateur de référence pour le groupe, s’élève à 1,454 milliard d’euros, en recul de 4,7%, tandis que le résultat opérationnel ajusté (Ebita) s’établit sur la période à 2,567 milliards, en repli de 1,1%. Les analystes d’Oddo Securities tablaient sur un bénéfice net de 1,269 milliard d’euros et un bénéfice net ajusté de 1,419 milliard. Ils prévoyaient un Ebita à 2,6 milliards. Sur le seul deuxième trimestre, le résultat net ajusté s’établit à 757 millions d’euros, en hausse de 0,3% sur un an, et le chiffre d’affaires à 5,988 milliards, en progression de 15,1% (+17,4% à taux de change constant). «Nos performances opérationnelles sur le deuxième trimestre sont très bonnes. Elles nous permettent de confirmer les perspectives 2008», à savoir une croissance comparable à 2007 à périmètre constant, a déclaré le président du directoire de Vivendi, Jean-Bernard Lévy, lors d’une conférence de presse téléphonique. «Nous maintenons également notre perspective de dividende. Comme chaque année, (il) sera de 50%, mais il s’appliquera au résultat net ajusté à périmètre constant», a-t-il précisé. M. Lévy a par ailleurs annoncé que son groupe «n’aura pas besoin de faire appel au marché pour financer» l’acquisition d’Activision Blizzard (54%) et de Neuf Cegetel (100%). En décembre, Vivendi avait indiqué envisager de lancer une augmentation de capital de 1 à 2 milliards d’euros. Selon M. Lévy, les résultats en baisse du premier semestre 2008 s’expliquent notamment par du «non-récurrent positif en 2007» et par le fait que le premier trimestre 2007 avait bénéficié de la sortie du premier pack d’expansion «World of Warcraft». Le chiffre d’affaires, déjà annoncé, a progressé de 10,2% au premier semestre, à 11,268 milliards d’euros (+12,3% à taux de change constant). Principale branche du groupe, la filiale de téléphonie mobile SFR a enregistré une baisse de 1,8% de son Ebita, à 1,34 milliard d’euros. Son chiffre d’affaires s’est élevé à 5,289 milliards d’euros, en hausse de 22%, grâce notamment à l’intégration de l’opérateur Neuf Cegetel et des activités fixes et ADL de Tele2 France. En base comparable, la progression est de 2,6%.



































