Le président de Mediapro, un groupe espagnol de médias qui possède la chaîne de télévision La Sexta, Jaume Roures, a estimé dans le journal «Expansion» de mardi que les fusions attendues dans le paysage audiovisuel espagnol auront lieu «très bientôt». «Nous verrons très bientôt des changements dans le secteur audiovisuel», et «ceux qui bougeront en premier détermineront les couples restant», a déclaré M. Roures. Le gouvernement socialiste a adopté le 20 février un décret loi permettant «la fusion d’opérateurs du secteur de la télévision s’ils ne dépassent pas une limite de 27% de l’audience, du moment que reste garantie l’existence de trois opérateurs privés d’envergure nationale». Cette possibilité a ouvert une partie de poker menteur entre les chaînes, et aux termes de la norme, cinq combinaisons sont possibles, selon M. Roures: Telecinco avec Cuatro ou La Sexta, Antena 3 avec Cuatro ou La Sexta, ou Cuatro avec La Sexta. Antena 3 est contrôlée par les groupes d’éditions espagnol et italien Planeta et De Agostini, Cuatro est détenue par le groupe de médias espagnol Prisa, tandis que Telecinco est contrôlée par le groupe italien Mediaset. «Il est important d’agir rapidement», a estimé M. Roures, alors que la récession dans laquelle est plongée l’Espagne affecte les recettes publicitaires des chaînes. Depuis la mi-février, plusieurs patrons de chaînes ont fait part de leur disposition à s’unir, ou tout au moins, à étudier les éventuelles opérations, sans se presser. La donne va être bouleversée par la prochaine suppression, annoncée vendredi par le gouvernement de la publicité dans l’audiovisuel public que les chaînes privées vont devoir en partie compenser en reversant aux chaînes publics 3% de leur revenus, selon un avant-projet de loi. Selon «Expansion», des rumeurs persistantes circulent sur une première fusion entre Cuatro et La Sexta.




































