Le président de la chaîne de télévision Globovision, très critique à l’encontre du pouvoir vénézuélien, et son fils ont été inculpés mardi par le ministère public d’«usure» et d’«association de malfaiteurs», des délits passibles de un à cinq ans de prison. «Il existe plus de quarante pièces à conviction qui ont conduit le ministère Public à inculper» Guillermo Zuloaga et son fils, a déclaré le procureur José Gregorio Morales, lors d’une conférence de presse. Le délit d’usure est passible de un à trois ans de prison et celui d’association de malfaiteurs de deux à cinq ans de réclusion, a-t-il précisé. Début juin, un tribunal a lancé un mandat d’arrêt contre le président de Globovision, qui est également concessionnaire automobile, et son fils, accusés d’avoir stocké 24 véhicules pour les revendre à un prix supérieur.Le gouvernement vénézuélien a par la suite demandé à Interpol de diffuser un mandat d’arrêt international contre eux, car la justice ignore où ils se trouvent. M. Zuloaga, très critique à l’encontre du régime, a déclaré par téléphone à Globovision qu’il n’avait pas l’intention de se rendre à la justice et a assuré qu’il faisait l’objet d’une «persécution» politique de la part du président socialiste Hugo Chavez.




































