Le titre Vivendi était en queue de peloton du CAC 40 mardi matin à la Bourse de Paris, dans un marché qui délaissait les valeurs défensives, à savoir les moins sensibles à la conjoncture. A 11h20 (09h20 GMT), l’action Vivendi perdait 2,29% à 20,52 euros, dans un marché en hausse de 1,30%. Pour Xavier de Villepion, vendeur d’actions chez Global Equities, cette baisse s’inscrit dans un mouvement plus général de prises de bénéfices sur les valeurs défensives: France Télécom était stable à 18,03 euros. Sanofi-Aventis ne gagnait que 0,19% à 49,90 euros et L’Oréal 0,23% à 66,28 euros.
«Le marché est repassé à l’offensive et se tourne de nouveau vers les valeurs à risque» et liées à la conjoncture, a-t-il indiqué. Vivendi souffrait d’autant plus que s’est ouvert lundi à New York le procès opposant des actionnaires à Vivendi Universal (VU) et à son ancien P.-D.G. Jean-Marie Messier, accusé d’avoir «embelli» les comptes du groupe jusqu’en 2002. Alors que Vivendi affirmait générer assez de liquidités pour honorer ses dettes, il a frôlé la faillite en 2002. Le procès pourrait aboutir à des milliards de dollars de dédommagements pour les actionnaires.
Mais, selon Xavier de Villepion, les aléas du cours de l’action Vivendi ne doivent pas faire oublier la progression du titre, qui «a quand même fait un beau parcours cet été», prenant plus de 22% depuis juillet. D’autre part, le géant américain General Electric avait indiqué vendredi étudier une introduction en Bourse du studio NBC Universal, dont Vivendi détient 20%.


































