L’empire du divertissement Disney a publié mercredi des résultats plus élevés qu’anticipé par le marché, grâce notamment à une embellie dans le streaming vidéo, le titre s’envolant dans la foulée. Le bénéfice net est de 2,46 milliards de dollars pour le deuxième trimestre de son exercice fiscal décalé (d’octobre à septembre), en baisse de 27% sur un an du fait d’un effet fiscal défavorable, selon un communiqué. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, donnée de référence pour les investisseurs, il atteint 1,57 dollars, contre 1,50 en moyenne prévu par les analystes. Peu après l’ouverture de la Bourse de New York, l’action bondissait de plus de 7%. Si les parcs d’attraction et croisières ont encore connu la croissance sur les trois premiers mois de l’année (+7%), comme lors du dernier trimestre de 2025, c’est la division «divertissement» (cinéma, télévision et streaming) qui fait la différence (+10%). Elle est tirée par la vidéo à la demande par abonnement, dont le chiffre d’affaires a progressé de 13% sur un an, grâce principalement à des hausses de tarifs et à de nouveaux accords de diffusion à l’international. Le groupe précise qu’il génère désormais plus de revenus de la vidéo en ligne que de la télévision traditionnelle, un tournant pour Disney. «Nous nous attendons à ce que la transition vers le streaming se poursuive», ont expliqué, dans une lettre aux actionnaires, le directeur général Josh D’Amaro et le directeur financier Hugh Johnston. C’est la première vague de résultats pour Josh D’Amaro, qui a pris les rênes de Disney en mars, en remplacement du patron emblématique Bob Iger, parti en retraite. Pour sa première présentation de résultats, Josh D’Amaro a rendu hommage à la «vision extraordinaire» de son prédécesseur. «Grâce à son impulsion, cette société affiche un vrai élan», a-t-il ajouté. L’entreprise de Burbank entend capitaliser sur ses grandes franchises cinématographiques, de Marvel à Pixar, pour soutenir l’attractivité de sa plateforme de vidéo à la demande Disney+. Durant le trimestre écoulé, le service de streaming a ainsi bénéficié de l’arrivée, en exclusivité, de «Zootopie 2», après son succès aux box-office mondial (1,9 milliard de dollars de recettes). «Nos univers (Marvel, Star Wars, Pixar, Disney)» et leurs personnages «restent l’élément central de notre succès dans le streaming», a souligné Josh D’Amaro. Autre signe favorable pour la vidéo en ligne, elle a affiché, pour la première fois, une marge opérationnelle à deux chiffres lors du trimestre écoulé, signe que l’activité devient structurellement rentable. Josh D’Amaro veut que les différentes activités du groupe, du cinéma aux parcs, «soient davantage connectées» les unes avec les autres. Cette stratégie implique que Disney+ «joue un rôle de plus en plus central», a-t-il décrit, sans préciser quelles interactions il entend développer. Au total, le chiffre d’affaires est en hausse de 6% à 25,1 milliards de dollars. Le streaming représente désormais près d’un cinquième (19%) du chiffre d’affaires. Concernant les parcs, Disney a fait état d’un léger ralentissement de la fréquentation aux États-Unis (-1% sur un an), attribué à un moindre afflux de touristes étrangers. Le groupe de Burbank (Californie) prévoit néanmoins un redressement durant le trimestre en cours. Dans l’ensemble, malgré la guerre au Moyen-Orient et une conjoncture économique incertaine, «nous ne voyons pas de fléchissement», aux États-Unis ou à l’étranger, a indiqué le directeur financier Hugh Johnston.



































