Les avocats du Barreau de Paris se sont dotés d’un journal télévisé mensuel, tout en images pour communiquer sur ses activités et le monde de la justice. Le magazine le «Barreau en images», lancé en janvier 2006, s’est beaucoup développé et connaît un essor important auprès de la profession. Le Bâtonnier, Yves Repiquet, revient, pour média+, sur l’intérêt d’un tel projet.
média+ : Pouvez-vous nous présenter le magazine «Barreau en images» ?
Yves Repiquet : C’est un magazine mensuel de 6 à 8 minutes qui comprend, en général, 4 ou 5 sujets concernant l’activité de l’ordre, l’action du bâtonnier et la vie du Palais de justice, le tout en images diffusé sur notre site Internet (www.tv-barreau.org). Il s’agit d’un magazine sérieux et ludique à la fois, qui peut traiter aussi bien des dates de colloques et conférences que de l’association de rugbymen du Palais de Justice.
média+ : Pourquoi et comment est née l’idée du projet ?
Yves Repiquet : Jusqu’à l’arrivée du magazine, notre moyen de communication était «Le bulletin du bâtonnier», devenu «Le bulletin du barreau» qui a 30 ans d’âge, c’est un outil intéressant mais c’est une publication informelle et officielle. J’ai pensé qu’il fallait s’adapter à l’évolution et se lancer dans l’audiovisuel et Internet. Et puis on lit beaucoup dans notre profession et par moment on peut en avoir assez, j’ai donc trouvé qu’un contact audiovisuel pouvait être intéressant et distrayant. Ma politique étant de rapprocher l’ordre des avocats, nous sommes 20 000 à Paris, et l’exercice de la profession a considérablement évolué. Il y a 30 ans, on se retrouvait au Palais de Justice ou dans la Salle des pas perdus, qui sont aujourd’hui, tous deux, déserts. C’est de ce constat qu’est née l’idée d’un magazine destiné à renouer les liens et qui n’est d’ailleurs pas exclusivement réservé aux avocats mais s’adresse à tous.
média+ : Quel a été le retour de vos confrères ?
Yves Repiquet : J’ai eu pas mal d’encouragements. Je ne pourrai pas vous dire exactement quel a été l’impact, je n’ai pas de chiffres à ce sujet mais, dans l’ensemble, le magazine a été plutôt bien reçu. Et j’ai été ravi d’apprendre, lors d’une rencontre avec le bâtonnier de Montréal, Julie Latour, qu’elle me connaissait très bien car elle regardait régulièrement le magazine TV. Preuve que c’est un bon véhicule d’information puisqu’il est consulté depuis l’étranger.
média+ : Envisagez-vous de décliner votre magazine?
Yves Repiquet : Je souhaiterais mettre en place sur notre site des modules de formations en ligne. Je n’ai rien inventé, ils utilisent cela depuis très longtemps à New-York et je trouve que c’est un réel besoin. Nous ne sommes pas toujours disponibles le jour J, à l’heure H, pour participer à un colloque ou à une formation. Le but étant de pouvoir suivre ces conférences et se former sur Internet et ainsi de commencer et terminer le visionnage quand vous voulez ou pouvez. Et puis concernant le magazine en lui-même, si le besoin s’en fait sentir, pourquoi ne pas envisager d’augmenter la fréquence de parution et de devenir un hebdomadaire, mais ça c’est l’avenir qui nous le dira.



































