Après la France, d’autres pays veulent s’attaquer au téléchargement illégal

Après la France, où la loi contre le téléchargement illégal se met progressivement en place après un accouchement dans la douleur, plusieurs pays réfléchissent au meilleur moyen de lutter contre la piraterie et font face à leur tour à de virulents débats. «Beaucoup de pays pensent à instaurer une réponse graduée, mais ils attendent de voir quels en sont les résultats chez ceux qui l’ont tenté», a relevé le consultant et journaliste Aymeric Pichevin, qui animait une conférence sur le sujet mardi au Midem. La réponse graduée consiste en l’envoi massifs de messages d’avertissements aux internautes puis, le cas échéant, à des sanctions. C’est l’esprit de la loi Hadopi, adoptée en France fin 2009 et qui doit effectivement entrer en vigueur au printemps. Dans le monde, seul un autre pays a franchi le pas: la Corée du Sud où la réponse graduée est en place depuis juillet. Selon les chiffres de la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI), les ventes numériques y ont grimpé de 53% sur les neuf premiers mois de 2009. En Suède, l’adoption d’une législation plus stricte, combinée aux effets du procès du site pirate The Pirate Bay et à l’explosion du service de streaming Spotify, a constitué une bouffée d’oxygène pour l’industrie musicale en 2009. La Nouvelle-Zélande va prochainement examiner un projet similaire à la loi Hadopi. Le Royaume-Uni réfléchit également à renforcer la législation, mais de façon plus prudente. Aux Etats-Unis et au Japon, l’industrie musicale préfère négocier directement des accords avec les fournisseurs d’accès à Internet (FAI).éventuellement, des sanctions», a expliqué M. Pichevin.

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