Canal+ : «Mon père, Francis le Belge»: le parrain marseillais raconté par sa fille

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    L’histoire de Francis le Belge est connue, mais avec «Mon père, Francis le Belge», le 8 novembre à20h45, Canal+ prend le parti de dresser un portrait en creux, violent et passionné, du dernier parrain marseillais à travers le regard de sa fille. «Nous n’aurions pas fait un film sur un truand, le fait qu’il s’agisse d’une histoire racontée du point de vue des femmes nous a convaincus», souligne Fabrice de la Patellière, directeur de la fiction de Canal+. «Mon père, Francis le belge» n’est pas un film sur cette figure de la French Connection: on découvre les multiples facettes du personnage racontées au quotidien par sa fille, Cathy (Sylvie Borel dans la réalité), une fille non désirée avec laquelle il créera au fil des ans une relation forte. «C’est en prison que j’ai vraiment appris à connaître mon père: je suis entrée en prison à 8 ans, j’en suis sortie à 17», dit Cathy, jouée par Nina Meurisse. «Mon père, Francis le belge» est tiré du livre de Sylvie Borel, qui a beaucoup travaillé avec les scénaristes Jérôme Enrico et Gilles Cahoreau lors de l’écriture du film. On y rencontre donc Marion, interprétée par la lumineuse Vahina Giocante, et Francis le Belge (incarné avec talent par Pio Marmai), qui se connaissent depuis leur enfance dans le quartier de la Belle de Mai à Marseille. Marion et sa fille Cathy sont liées dans leur solitude, vivant à l’ombre du truand, beau gosse charismatique, mais proxénète violent et trafiquant de drogue. «On ne savait jamais où il allait, d’où il venait et on ne posait jamais de question, c’était la règle», dit Cathy-Sylvie. «Quand mon père me regardait, il regardait quelqu’un qui n’occupait aucune place dans sa vie», se souvient-elle. Ces regards de femmes, leurs émotions, sont filmés au plus près par le réalisateur Frédéric Balekdjian, qui confie s’être «laissé porter par les personnages».