Réalisateur du documentaire «Sur les traces de Gustave Eiffel», le comédien Charles Berling assure qu’il n’a pas voulu «faire un panégyrique de Gustave» mais montrer «ce qui animait cet homme», auteur du plus célèbre monument de France. «On a vraiment pris ce qui lui collait à la peau», souligne Virginie Coupérie, arrière-arrière petite-fille du grand homme et qui a collaboré avec Berling pour écrire le film. Réalisé à l’occasion du 120e anniversaire de la tour, nourri d’interviews de descendants d’Eiffel, le film de Berling, qui fait ici ses premiers pas de réalisateur, se présente davantage comme le portrait intime d’un ingénieur et entrepreneur passionné, sans passer sous silence les hauts et les bas d’une carrière en dents de scie. La plupart des descendants d’Eiffel se sont plongés dans leur grenier et leurs vieilles malles pour mettre au jour les multiples documents, lettres, photos anciennes et croquis jaunis, dont certains inédits, qui illustrent le film. «On a toujours été élevé avec cette tour Eiffel à côté de nous», souligne Virginie Coupérie, qui descend de Valentine, quatrième des cinq enfants de Gustave. A l’occasion du 120e anniversaire, ajoute-t-elle, «j’ai eu envie de me replonger dans sa vie d’homme» pour savoir ce qui l’avait amené «à avoir cette carrière d’ingénieur incroyable et à construite cette tour». Car Eiffel n’est pas seulement l’architecte du monument, d’ailleurs controversé à ses débuts, qui porte son nom. On lui doit aussi de multiples ponts, l’audacieux viaduc de Garabit, au centre de la France, ou encore l’armature de la statue de la Liberté, du sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi, qui accueillait jadis les immigrants à l’entrée






























