E. GARCIA (France Télévisions) : «Rien ne nous interdit de tester de nouveaux jeux le week-end»

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Depuis le 2 novembre à 10h00, France 2 propose le jeu quotidien «Un mot peut en cacher un autre» en lieu et place de «Mot de passe» dans une véritable logique de salve. Explications avec Emmanuel GARCIA, Directeur des Jeux de France Télévisions. 

Après «Mot de passe», pourquoi avoir décidé de relancer «Un mot peut en cacher un autre» en quotidienne sur France 2 ? 

Nous voulions renouer avec ce qui faisait le succès de la case, à savoir un jeu autour de mots, complémentaire des «Z’amours» et de «Tout le monde veut prendre sa place». Après 1 an d’absence de jeux sur la tranche du matin, alors qu’elle avait été occupée pendant près de 30 ans par «Motus», nous nous sommes dits que c’était le bon moment. Nous avions en tête deux formats : «Mot de passe» et «Un mot peut en cacher un autre». Même si leur mécanique est différente, ces jeux sont assez proches dans leur intention. Plutôt que de trancher et de choisir, nous avons mis en place des salves de ces formats animés par Laurence Boccolini.

Tourner des jeux sur fond vert, ça accélère les process pour lancer des nouveautés ?  

Avant la Covid, nous étions déjà en réflexion pour installer des plateaux sur fond vert avec des candidats. Pendant le confinement, beaucoup de programmes ont été lancés dans cette logique («La Maison Lumni», «Jouons à la maison»). Pour des raisons de facilité, d’adaptation et d’aménagement de décor, nous avons sauté sur l’occasion. C’est une technologie qui évolue très rapidement. 

Quel 1er bilan faites-vous sur «Mot de passe» ? 

Le jeu s’est installé dans une case qui, la saison passée, a accueilli des rediffusions de différents programmes avec des scores assez modestes. A ce jour, nous revenons à un niveau d’audience similaire à celui de «Motus». C’est très encourageant et nous avons stabilisé la tendance à la hausse en réunissant un public de fidèles. 

Le bloc de jeux de France 3 est d’une stabilité incroyable… 

Oui, les jeux se complètent les uns les autres. En matière de dynamique, de niveau de jeu et de part de divertissement, il y a une vraie évolution au fil de la programmation. Ils apportent tous quelque chose. 

Allez-vous tester de nouveaux jeux sur France Télévisions ? 

Tester un jeu à la place d’un autre qui fonctionne bien, c’est toujours compliqué. En revanche, rien ne nous interdit d’en tester de nouveaux le week-end. C’est un moment où le public est plus disponible. 

Avez-vous repéré de nouvelles tendances dans les jeux TV ?  Il y a des gold qui reviennent mais pas vraiment de tendances qui se dégagent. Nous sommes à l’affût de bonnes idées et nous voulons être présents auprès des créateurs français. Même si un jeu original prend un peu plus de temps à se développer – puisque nous passons par des phases de simulation, de pilotes pour calibrer la mécanique – nous n’en sommes que plus satisfaits. Il est important d’avoir un vrai bénéfice d’apprentissage, un certain niveau de connaissance. L’argent n’est pas un moteur, mais une récompense pour les candidats. On évite les jeux de hasard, mais nous pouvons investir sur des jeux très divertissants. A venir en 2021, «Le Club des 1%», un jeu de logique et d’observation en Prime, destiné à un large public.