Surveillées par le CSA, les grandes chaînes de télévision s’efforcent de respecter le principe d’«équité» des temps de parole des candidats à la présidentielle exigé pour cette période, au prix de certaines contorsions notamment pour la couverture des petits prétendants. «Il n’y a pas un pays au monde où il y a une surveillance aussi attentive du pluralisme politique», affirmait le 11 janvier devant la presse Dominique Baudis, président sortant du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. «On doit être la seule démocratie à être aussi encadrée et surveillée» dans ce domaine, confie Arlette Chabot, directrice de l’information de France 2. «On respecte le pluralisme mais il faut nous laisser faire notre métier», ajoute-t-elle. Le CSA élabore un décompte très précis des temps de parole et d’antenne des candidats et de leurs soutiens, pour cinq grandes chaînes (TF1, France 2, France 3 national, Canal+ en clair et M6). Pour les autres télévisions et les radios, le CSA travaille à partir de données communiquées par celles-ci. Pour le mois de décembre, le CSA a relevé une «bipolarisation excessive» de certaines chaînes au profit des deux principaux candidats. Le CSA dénombrait alors quarante candidats «déclarés et présumés». A charge pour les chaînes de veiller à les traiter avec «équité», en fonction notamment de leur score éventuel à la présidentielle de 2002, des résultats de leur parti et de sa représentation parlementaire, ou encore de la dynamique de leur campagne. Pour répondre aux exigences du pluralisme, les grandes chaînes disposent en permanence d’un système de comptage. «Mais on fait plus attention actuellement pour éviter les critiques», souligne Arlette Chabot. «On compte tous les jours, on fait un bilan hebdomadaire», affirme-t-elle.




































