Le Comité d’entreprise du groupe de presse jeunesse Fleurus Presse («Vanille», «Abricot», «Les Zouzous»…), cédé en juin par le groupe Le Monde, a dénoncé jeudi un projet de licenciement économique de huit salariés, présenté fin novembre par la direction.
La direction a présenté le 30 novembre un projet de réorganisation et de licenciement de six journalistes et deux employés «en raison de l’évolution économique de l’entreprise», a indiqué une source du CE. Fleurus Presse, cédé en juin par le groupe Le Monde à une société détenue par Financière de Loisirs et un fonds d’investissement, compte près de 70 salariés. Le CE a émis mardi un avis défavorable sur le projet de licenciement, contestant la nécessité économique puisque l’entreprise prévoit un résultat positif de 1,2 million d’euro pour 2010. Il a en outre adressé la semaine dernière un courrier au président du directoire du groupe le Monde, Eric Fottorino, pour l’informer du «plan social silencieux qui est à l’oeuvre depuis le mois de juin».
Dans ce courrier, le CE indique qu’une quinzaine de salariés ont déjà quitté l’entreprise, «en théorie volontairement». «En pratique, pour beaucoup, il s’agit d’une sortie forcée. Forcée par des conditions de travail qui se dégradent, un stress grandissant, un découragement face à l’absence de projet réel et sérieux pour notre entreprise», poursuit la lettre.




































