Souvent considéré comme le quotidien français de référence, «Le Monde» a frôlé la faillite au printemps avant d’être repris par un trio d’hommes d’affaires qui entendent lui donner un nouveau souffle. Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse ont mis près de 120 millions d’euros sur la table pour prendre la majorité du capital d’un des derniers groupes de presse nationaux indépendants qui, outre le quotidien, détient «Télérama», «La Vie», «Courrier International» et la moitié du «Monde Diplomatique».
L’arrivée des nouveaux patrons, finalisée en novembre, a débuté dans la douleur avec des mesures de gestions plus rigoureuses, un contrôle des dépenses plus encadré. Un effort collectif est demandé à tous, une demande inusitée dans un journal où, longtemps, les journalistes étaient considérés comme l’aristocratie de la presse nationale. Dans un contexte de presse quotidienne moribonde, où les lecteurs délaissent les journaux et où la publicité s’effondre, «Le Monde» doit désormais combiner papier et multimédia pour se relancer durablement, selon ses nouveaux patrons.



































