L’imprimerie reste un métier «d’avenir», (Macron)

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Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a estimé lundi que l’imprimerie restait un secteur «d’avenir», «à condition d’innover». «Le livre reste un objet qui marche bien, qui est en constante croissance. Donc je crois que l’imprimerie reste un métier d’avenir», a déclaré M. Macron, à l’issue de la visite de l’imprimerie Corlet à Condé-en-Normandie (ex-Condé-sur-Noireau), dans le Calvados. Certes, «le livre numérique se développe», mais «moins brutalement en France que dans d’autres secteurs», a souligné le ministre. L’avenir de l’imprimerie «passe par l’innovation, la production rapide de formats extrêmement ciblés, au plus près du terrain», a ajouté M. Macron. Jean-Luc Corlet, PDG du Groupe Corlet, entreprise familiale, venait de souligner devant le ministre l’atout de la production en France, dans un secteur où les délais entre la commande et la livraison sont de plus en plus courts. «Avec la concurrence, ça se joue parfois à une journée (…)» pour livrer les éditeurs, a souligné M. Corlet, dont l’entreprise a investi dès 1999 dans l’impression numérique. «Et il faut inventer de nouveaux usages», a ajouté M. Macron, après avoir pris connaissance d’une appli du Groupe Corlet qui permet, à partir du papier, d’avoir accès à du contenu multimédia, le «papier connecté». Fondée en 1961, l’entreprise Corlet se présente comme le 4ème imprimeur français. «La part du livre dans notre c.a. baisse», représentant une part de 40% du CA contre 50% il y a quelques années, «parce que nous diversifions», a indiqué Pascal Bazin, directeur financier du groupe. Mais, «en valeur absolue, le livre résiste. Selon une étude du ministère de l’Économie, les tonnages imprimés en France pour le marché du livre ont baissé de 31% depuis 2000, en raison à la fois de la baisse des volumes édités et de l’utilisation de plus faibles grammages.