Mediaset: Vivendi n’a pas exercé le droit de retrait lui permettant de sortir du projet européen dont il conteste la légalité

888

Le groupe Vivendi, 2èmeactionnaire du groupe italien de télévision Mediaset, n’a pas exercé le droit de retrait lui permettant de sortir du projet européen dont il conteste la légalité, a t-on appris lundi de sources proches du dossier. Le droit de retrait, qui consistait pour Vivendi à demander le rachat de ses parts dans Mediaset – au prix d’une moins-value considérable d’environ 300 millions d’euros – a expiré samedi soir, a expliqué une de ces sources. Le groupe français travaille activement à contester la légalité du projet devant différentes juridictions européennes, a-t-elle précisé. Début septembre, le groupe italien Mediaset, dont le principal actionnaire est la famille Berlusconi, a été autorisé par 78,18% des actionnaires présents lors d’une assemblée générale exceptionnelle à fusionner ses activités italiennes et espagnoles au sein d’une holding de droit néerlandais, Media For Europe (MFE). Vivendi, deuxième actionnaire, s’est exprimé contre. Autorisé par la justice à voter, après avoir été exclu par Mediaset lors d’une précédente AG, il n’a pu faire pencher la balance avec ses 9,99% des droits de vote, même s’il a été rejoint par 3,72% autres actionnaires. Le conseil d’administration de Mediaset a refusé de laisser voter Simon Fiduciaria, la société fiduciaire à laquelle Vivendi – également actionnaire de Telecom Italia – a dû transférer quelque 20% des droits de vote pour respecter la loi sur la pluralité des médias. Le CA a argué que les actions avaient été acquises en violation de cette loi. A cause de ce refus, l’AG «est illégale», avait estimé la directrice juridique de Vivendi, Caroline Le Masne de Chermont. Le géant français craint également que la holding ne permette à la famille Berlusconi de renforcer son contrôle sur le groupe grâce à un système de vote multiple.