Numérisation de biens culturels: l’UE cherche à encadrer l’aide du privé

L’association d’acteurs privés à la numérisation du patrimoine culturel européen est nécessaire vu les montants en jeu, mais doit se faire sous certaines conditions et ne pas se limiter au seul Google, selon un rapport d’experts publié lundi. D’après ce rapport rédigé par un «comité des sages» censé éclairer les actions futures de l’UE en ce domaine, «près de 100 milliards d’euros seront nécessaires pour rendre la totalité de notre patrimoine disponible en ligne».
Pour trouver de telles sommes, «des partenariats public-privé pour la numérisation doivent être encouragés», mais avec «un certain nombre de conditions», a indiqué à la presse l’un de ces sages, Maurice Lévy, également patron du groupe publicitaire français Publicis. «Ces accords doivent être transparents, non exclusifs et équitables pour tous les partenaires, et ils doivent permettre à tous un accès transfrontalier au matériel numérisé», a-t-il expliqué. La commissaire européenne chargée des nouvelles technologies, Neelie Kroes, s’est aussi dit prête à soutenir l’imposition d’une telle limite de sept ans.
Les Européens souhaiteraient aussi ne pas dépendre du seul géant américain de l’Internet Google, très actif dans la numérisation de livres et qui a multiplié ces dernières années les accords de numérisation avec des éditeurs. «Google a été essentiel dans la procédure, et c’est bien d’avoir un partenaire comme Google», a souligné Maurice Lévy.
Mais «nous encourageons l’émergence de nouveaux partenaires, de nouveaux acteurs et nous pensons qu’étant donné les montants à dépenser, il y aura suffisamment à se mettre sous la dent pour beaucoup d’entrepreneurs», a-t-il ajouté.

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