média+ : Le 9 mars sera diffusé un épisode de «PJ» où pour la première fois un «Taser» va apparaître à la télévision, pourquoi utiliser ce produit qui fait polémique ?
Sébastien Comballes : C’est venu de l’idée d’un auteur, Jeffrey Frohner, qui avait vu sur le net les images très impressionnantes d’un taureau qui était maîtrisé via un «Taser». Nous avions l’arrivée d’une nouvelle flic au sein du commissariat, et nous cherchions un angle original pour aborder le personnage. Le «Taser» a été le prétexte, l’occasion. Nous travaillons directement avec des conseillers du Ministère de l’Intérieur, qui nous mettent au courant, qui nous préviennent des changements qui vont s’opérer au niveau des équipements du Ministère de l’Intérieur et en particulier de la police nationale. Nous avons quatre mois pour écrire, un mois de tournage et une diffusion des épisodes un an après, il est donc important pour nous d’avoir les infos bien en amont pour pouvoir les intégrer dans nos histoires. Il n’ a pas fallu se plier particulièrement à des réglementations, en revanche nous avons été en contact avec des conseillers de chez «Taser» qui nous ont expliqué le fonctionnement de l’appareil et on s’est adapté. Nous avons donc adapter l’appareil à notre histoire.
média+ : L’apparition du Taser correspond-elle à une volonté de moderniser, d’américaniser la série ? Quel est son budget ?
Sébastien Comballes: Pour nous c’est une manière d’être assez réaliste dans toute l’utilisation des équipements policiers. Pour le «Taser» c’est comme pour le Flash-Ball nous savions qu’il y aurait un nouvel équipement qui était en test actuellement, nous avons voulu l’intégrer rapidement à une histoire pour être à la page des changements d’équipements. Sur le budget, il n’ y a pas de
secret c’est environ un million d’euros par épisode. Si on compare avec des séries américaines, on est sur 5 à 6 fois notre budget. La comparaison s’arrête là. Nous n’avons pas les mêmes moyens de production, ni d’écriture. Aux Etats-Unis, ils travaillent avec une trentaine d’auteurs par série…«PJ» a tout de même la particularité d’avoir un atelier d’écriture d’une dizaine d’auteurs, ce qui nous rapproche un peu dans notre façon de travailler, des séries américaines, mais la comparaison s’arrête là.
média+ : «FBI : portés disparus» diffusé le dimanche sur France 2 réunit en moyenne 8 millions de téléspectateurs, beaucoup plus que «PJ»… , y’a-t-il un avenir pour la série télévisée française ?
Sébastien Comballes: Il y aura toujours un avenir pour la série française car malgré tout il y a une identification des téléspectateurs, en tout cas à cette famille de la «PJ». Maintenant c’est vrai que l’exotisme et la modernité des séries américaines nous la prenons de plein fouet, nous sommes en concurrence, il ne faut pas se le cacher. Il se trouve que nous tenons encore tête avec nos 5-6 millions de téléspectateurs régulièrement par rapport à cette grosse production américaine.
média+ : «PJ» se vend-elle à l’étranger, et sur quel canal?
Sébastien Comballes : Oui la série est beaucoup vendue à des pays européens. Je sais qu’en Italie, ils en avaient fait une quotidienne il y a quelques années. La série est vendue en Belgique, en Suisse, en Turquie, mais aussi en Chine. Bien évidemment nous n’intéressons pas les marchés américains, qui ont un quota de 52 minutes suffisamment rempli pour ne pas avoir à acheter des programmes européens. La vente passe par un canal de distribution dépendant du groupe «Telfrance» qui s’appelle «2001 Audiovisuel» chargé de faire tous les marchés de distribution au niveau européen.
média+ : Quels sont les grands axes de développement de «Telfrance» ?
Sébastien Comballes: En ce moment on s’est beaucoup axé avec les programmes d’Access avec «Plus belle la vie» qui répond vraiment bien à cette demande. On s’est orienté aussi sur le développement de documentaires. Un des documentaires, «le Mystère Otzi» a d’ailleurs été diffusé samedi à 13h50 sur France 2. Il a déjà bien fonctionné. Un des prochains développements à venir sera l’animation, on va s’y lancer avec plusieurs sociétés spécialisées dans le genre et avec lesquelles nous allons collaborer dans un avenir assez proche, avec toujours à l’honneur les formats 52′ et 90′.
Société de Production :Telfrance
• Les Dirigeants:
Président du Directoire : C. Marguerie
Directrice de la Création : M. Podroznik
• Date de Création de la Société : 1949
• Coordonnées:
71 rue de la Victoire
75009 Paris
• Activités Principales :
Production de fiction et de documentaires
•Les productions :
«Thierry la Fronde»; «Plus belle la vie»; «PJ»; «SoeurThérèse.com»…

































