Une femme qui avait été condamnée à 18 mois de prison pour avoir tenté de faire chanter l’animateur Sébastien Cauet a reconnu les faits lors de son procès en appel à Versailles, selon des avocats des deux parties. Fin janvier, le tribunal correctionnel de Nanterre l’avait condamnée à trois ans de prison dont un an et demi avec sursis, avec mandat de dépôt, pour tentative de chantage à l’encontre de Sébastien Cauet, mis en examen pour des violences sexuelles. Au coeur de cette affaire, des SMS envoyés depuis le téléphone de la prévenue, une femme de 42 ans, demandant à M. Cauet 30.000 euros, alors qu’il était déjà mis en cause pour des violences sexuelles. L’animateur radio, toujours à l’antenne sur Europe 2, a été mis en examen en mai 2024 pour des viols et une agression sexuelle entre 1997 et 2014 sur quatre femmes, dont trois étaient adolescentes au moment des faits, une instruction qui se poursuit à Paris. «Nous nous réjouissons évidemment de cette nouvelle victoire judiciaire, qui vient mettre un terme à cette procédure», s’est félicitée dans un communiqué de presse l’avocate de M. Cauet, Me Jade Dousselin. L’avocat de la prévenue, Me Nicolas Rebbot, a lui souligné qu’il s’agissait «d’un désistement partiel» et que sa cliente espérait une «diminution de la peine et surtout une libération». «Pendant l’audience ma cliente a expliqué qu’elle avait été violée par un homme, et apprenant la garde à vue de M. Cauet, elle a entre guillemets pété un plomb (…) Elle en est désolée, d’avoir créé d’autres victimes», a-t-il expliqué. ce mardi 5 mai 2026, le parquet a demandé à ce que la peine soit confirmée en appel, avec un délibéré attendu le mardi 19 mai, selon Me Rebbot. La décision de la cour d’appel sera déterminante pour la suite judiciaire de cette affaire sensible.
































