Vincent Broussard, Directeur général de Série Club et Thomas Cresson, Directeur général délégué de la chaîne

Cette année la chaîne «Série Club» fête ses quinze ans. Pour l’occasion, un dispositif exceptionnel est mis en place. Vincent Broussard, Directeur général de Série Club et Thomas Crosson, le Directeur général délégué de la chaîne, nous expliquent en détails l’actualité chargée de «Série Club».

média+ : Pouvez-vous nous présenter le dispositif spécial de «Série Club» pour ses 15 ans ?

Vincent Broussard : On va fêter ce quinzième anniversaire au mois de juin, sur l’antenne de «Série Club». Du 2 au 9 juin, du lundi au vendredi de 20h45 à 23h30 environ, on va avoir une programmation exceptionnelle avec l’émission «Le hit des séries». Tous les soirs nous dévoilerons 10 places de ce classement. Pour établir ce classement, nous avons demandé aux Français leurs 50 séries préférées dans les 15 dernières années. C’est vraiment une grosse opération car il faut négocier avec les producteurs américains. On retrouvera des classiques comme «Lost», «Desperate Housewives», «Les Experts» ou encore «Le Caméléon»,«Urgences» et «Oz» ,«Sex and the city» etc. C’est une programmation événementielle.

média+ : Vous partez également partenaire du Festival de Télévision de Monte-Carlo?

Vincent Broussard : En effet, c’est le deuxième volet de notre programmation exceptionnelle. Durant cette seconde semaine de juin, nous sommes pour la première fois partenaire du Festival de Télévision de Monte-Carlo, festival très important dans le domaine de la fiction. On met en place pour cette occasion spécifique tout un dispositif. Dès le lundi, il y aura un journal quotidien de 5′ du Festival, à 20h40, qui s’intitulera «Tous fans de séries, la quotidienne», présenté par Elsa Fayer. On aura, le vendredi 13 au soir, une spéciale «Tous fans de séries» de 90′ avec un maximum de personnalités qui viennent sur le plateau. Tout cela étant produit par «O productions». Nous sommes en préparation de cet anniversaire depuis l’automne dernier, nous voulons vraiment mettre les petits plats dans les grands…

média+ : Quel est le bilan de la chaîne, 15 ans après sa création?

Vincent Broussard : Il y a plusieurs faits marquants depuis la naissance de la chaîne. La chaîne a donc été crée par le groupe M6. C’était leur première chaîne thématique à l’époque. Le format n’a pas changé depuis. Ce sont les séries qui ont changé. Au début nous étions plutôt dans le gold, avec les séries qu’avait M6 comme «Amicalement Votre» etc. La deuxième étape s’est opérée vers 1997 avec une modernisation des contenus et une évolution de la forme avec un deuxième habillage et l’arrivée de la VOST. En 2000, TF1 est entrée dans le capital de la chaîne. Parallèlement il y a eu la création de TF6. Petit à petit, la chaîne a évolué dans son éditorial: pour se consacrer aux séries récentes. Depuis un an, date de notre arrivée sur CanalSat, on a souhaité renforcer notre image de marque en changeant à nouveau notre habillage.

média+ : Comment voyez-vous les 15 prochaines années ?

Vincent Broussard : Notre objectif principal restera le même: diffuser des séries récentes. Il s’avère que la chaîne fonctionne bien. L’équilibre sensible de la grille restera avec ses programmes phares comme «Star Gate», mêlés aux incontournables. A la rentrée nous en proposerons une dizaine d’autres, totalement inédites, américaines, anglaises… Mais il est encore trop tôt pour en parler.

média+ : Allez-vous vous construire dans une logique de média global ?

Vincent Broussard : Nous en parlons. Au vue de nos partenaires qui sont eux-mêmes rentrés dans cette révolution, «Série Club» y rentrera progressivement. Nous y sommes attentifs. Toutefois, il y a des priorités. Les notres étant sur le développement de l’antenne prémium. Toutefois, nous avons un site Internet et sommes en perpétuelle liaison avec ceux qui nous regardent. Nous les questionnons. Par exemple, en fin d’année, nous diffuserons la série «Veritas», qui a été choisie par nos téléspectateurs.

média+ : Que pensez-vous de la production française des séries ?

Thomas Cresson : Il ne s’agit pas de regarder la production française et de la comparer à la production américaine, par exemple. Les deux pays n’utilisent pas du tout les mêmes codes. On voit apparaître de nouvelles écritures et formats en France qui rencontrent leur public. La preuve, nous sommes en train d’annoncer la saison 2 des «Bleus»… L’écriture est moderne et jeune. Les trois cas américains, «FBI», «Les Experts» et «NCIS» diffusés par les chaînes françaises ne sont pas le reflet de la réalité. Alors oui, il existe un goût actuel pour cette écriture américaine, c’est indéniable quand on voit les audiences mais on a pas à rougir des fictions françaises. Il ne faut pas oublier que les économies ne sont pas les autres, ni les temps de production et ce même si on a fait de gros progrès dans ce domaine… sans compter qu’on développe de très bonnes mini-séries. Seulement on ne peut pas balayer en deux ans ce qu’on a toujours fait, à savoir 20 ans de formats de 90′.

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