Municipales : télévisions et radios parient sur un engouement du public pour les batailles électorales

Municipales : télévisions et radios parient sur un engouement du public pour les batailles électorales

Les élections municipales suscitent déjà un fort intérêt au sein des télévisions et radios, qui prévoient d’organiser de nombreux débats, émissions délocalisées et autres opérations spéciales, un bon moyen pour ces médias de cultiver des liens de proximité avec le public.Ces premières élections municipales depuis la recomposition du paysage politique français entraînée par la victoire d’Emmanuel Macron en 2017, offrent un suspense inédit dans de nombreuses villes. Et de nombreux médias semblent parier sur un engouement du public pour ces batailles électorales, et pas uniquement celles qui auront un écho national. France Télévisions a ainsi mis le paquet, prévoyant notamment d’organiser près de 500 débats au total, dont près de 300 sur les antennes régionales de France 3, «de Ouessant à Porto-Vecchio en passant par La Souterraine». Ils seront diffusés en 1ère partie de soirée les mercredi 26 février, 4 et 11 mars, ainsi que le 18 mars, entre les deux tours. En Outremer, les antennes télés et radios du réseau La 1ère diffuseront 200 débats. «Les municipales, c’est un marqueur fort pour nous», à cause de leur «extrême proximité» avec le public, avait souligné en janvier Yannick Letranchant, directeur de l’information du groupe public, en présentant ce dispositif «sans précédent» par son ampleur. Les chaînes d’info ont également commencé à se positionner, et vont étoffer leurs dispositifs dans les prochaines semaines, comme BFMTV qui va mettre en place plusieurs soirées spéciales, et mobilisera près de 100 personnes dans 18 villes pour suivre les résultats. Des émissions ont également été lancées sur son réseau de chaînes locales, qui s’est étoffé lundi avec la naissance de BFM Grand Lille et BFM Grand Littoral, en plus de BFM Paris et BFM Lyon Métropole. De son côté, LCI mise notamment sur Elizabeth Martichoux, son intervieweuse vedette du matin, qui va animer des débats entre candidats dans des grandes villes, en commençant par Bordeaux le 25 février. LCI va aussi lancer une émission dominicale sur les municipales de 16h00 à 17h00, et va s’appuyer sur la plateforme Monaviscitoyen.fr pour mieux cerner les attentes des électeurs. Une carte locale jouée par de nombreux autres médias. Le talk show de RMC «Les Grandes gueules» s’est lancé dès janvier dans une tournée. RTL a décidé de délocaliser sa tranche d’info «RTL Midi» dans 8 villes, dont Perpignan (où se présente, entre autres, le député RN Louis Aliot), ce jeudi. Et la radio publique franceinfo a lancé un «bus des municipales», qui fera aussi escale à Perpignan vendredi. Les dizaines de télévisions locales sont un autre vecteur important pour les municipales, sur fond d’appétit de grands acteurs nationaux pour l’info locale, comme l’illustre BFMTV avec son réseau régional. «Les télés locales aussi veulent vraiment profiter» de cette séquence électorale, car «c’est le moment pour elles de marquer les esprits localement et de s’implanter sur leur territoire», a souligné mardi lors d’un point presse la conseillère du CSA chargée du pluralisme, Michèle Léridon. Le gendarme de l’audiovisuel est lui-même dans les starting-blocks pour veiller au bon respect des règles sur les temps de parole des candidats (et leurs soutiens), entrées en vigueur lundi. A partir de mi-février, les télévisions et radio devront déclarer chaque semaine au CSA les temps de parole sur leurs antennes pour chaque commune. Ils devront être répartis en fonction d’un principe d’équité, et non reposer sur une stricte égalité entre les listes, contrairement au scrutin présidentiel. Et, comme lors des précédentes élections municipales, il n’y aura pas de spots de campagne officiels à la radio et à la télévision. Ce qui rendra d’autant plus intéressant, pour les candidats qui cherchent à se faire connaître, les débats médiatiques qui seront organisés d’ici les 15 et 22 mars.

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