Un rapport sur la diversité ethno-culturelle remis lundi aux dirigeants de France Télévisions affirme que le groupe public «n’est pas encore la télévision de tous les Français», rejoignant ainsi le constat du Club Averroès et du Conseil supérieur de l’audiovisuel. Le Comité permanent de la diversité au sein de France Télévisions ((France 2, France 3, France 4, France 5 et France Ô) a été mis en place en juin par le président du groupe public Patrick de Carolis pour promouvoir la diversité à l’écran et au sein du groupe. «France Télévisions n’est pas encore le télévision de tous les Français», relève le comité piloté par Hervé Bourges, estimant que la diversité n’a pas progressé de manière suffisante sur les antennes du service public. «Certes, selon différentes études d’opinions, les téléspectateurs s’accordent à placer les chaînes publiques en tête du classement de celles qui représentent le mieux les composantes de la société française», souligne M.Bourges. «Mais en dix ans, depuis la première étude quantitative mise en place par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) en 2000, la diversité n’a pas progressé de manière suffisante sur les antennes du service public», relève-t-il. Le rapport remis lundi montre que la diversité «est très peu présente» dans l’ensemble des postes de décision de France Télévisions. Plusieurs cas supposés de discrimination directe à France Télévisions ont en outre été portés à la connaissance du Comité. Quant à l’antenne, il y a un déficit en général: peu d’acteurs issus de la diversité dans les fictions, absence de présentateurs dans les journaux télévisés, faible présence de représentants de la diversité dans les émissions sportives et dans les documentaires.



































