Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche à la mairie de Paris, a saisi l’Arcom, l’autorité régulatrice de l’audiovisuel, pour dénoncer un «déséquilibre manifeste» dans le traitement médiatique de la candidature de sa rivale de droite Rachida Dati. «Depuis plusieurs semaines, Rachida Dati bénéficie d’une exposition médiatique particulièrement intense sur de nombreux médias audiovisuels, et tout particulièrement sur les chaînes d’information en continu», écrit Emmanuel Grégoire dans une lettre adressée au président de l’Arcom Martin Ajdari. La ministre de la Culture et maire du VIIe arrondissement, «officiellement déclarée candidate» au scrutin des 15 et 22 mars, a notamment été invitée lundi pendant «près de trois heures consécutives sur BFMTV», relève le député PS. Selon lui, les «interventions publiques répétées» de Rachida Dati «s’inscrivent, de manière évidente, dans une logique de promotion politique personnelle». Il y voit un «déséquilibre manifeste» dans le traitement médiatique de son adversaire qui «relève pleinement du régime applicable aux candidats en période électorale». «La confusion entre parole gouvernementale et expression politique d’une candidate déclarée, lorsqu’elle n’est ni strictement encadrée ni compensée par une exposition équivalente des autres candidats (…), est de nature à caractériser une rupture d’équité», estime le candidat de la gauche unie hors LFI. Il demande à l’Arcom «d’examiner les modalités de comptabilisation des interventions médiatiques de Madame Rachida Dati au titre des temps de parole et de temps d’antenne», et de «vérifier si les principes d’équité entre les candidats aux élections municipales sont effectivement respectés». A partir du 2 février, les médias audiovisuels devront comptabiliser le temps de parole accordé aux personnalités politiques, a détaillé la semaine dernière l’Arcom, qui a promis d’être «vigilante» sur le pluralisme en amont des élections municipales.



































