Gérard Depardieu s’est désisté vendredi de ses poursuites contre France Télévisions à qui il reprochait le montage d’un reportage de «Complément d’Enquête» où la star déchue du cinéma français multipliait les propos dégradants pour les femmes et était montrée sexualisant une enfant. Le tribunal correctionnel de Paris a constaté «l’extinction de l’action publique» après la communication de cette décision du comédien de 77 ans par son avocate, Me Delphine Meillet. Elle concerne également la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte-Cunci, la société de production Hikari et les auteurs de ce sujet diffusé en décembre 2023, qui jetait une lumière crue sur le rapport aux femmes de Gérard Depardieu. Ce désistement marque un revirement complet de l’acteur: son avocat précédent, Me Jérémie Assous, avait eu des mots très durs devant le tribunal le 2 octobre, dénonçant le montage d’une «déloyauté absolue» d’un reportage déclencheur d’«une polémique nationale qui a tué» professionnellement l’ex-star française du cinéma mondial. L’avocat avait affirmé que les commentaires graveleux du comédien dans un haras nord-coréen, alors qu’une fillette était vue à l’image passant à cheval devant lui, concernaient en fait une femme adulte qui n’apparaissait pas; ou encore que les propos de Gérard Depardieu s’inscrivaient dans un projet d’une oeuvre de fiction de l’écrivain Yann Moix, qui était également de ce voyage en Corée du Nord en 2018. Pour France Télévisions, ce désistement «met fin à deux années de procédure, de polémiques et de fausses informations ayant gravement mis en cause la rigueur et le professionnalisme des équipes de Complément d’Enquête». «Deux expertises ont conclu que l’acteur avait bien tenu des propos à connotation sexuelle à l’égard d’une fillette et ont écarté toute manipulation frauduleuse des images», a ajouté France Télévisions dans un communiqué. De son côté, l’avocate de Gérard Depardieu a invoqué une démarche d’«apaisement» et la volonté de son client de «se tenir loin du fracas» désormais. Toutefois, a-t-elle ajouté, il maintient «sa position quant à l’absence d’objectivité du reportage et des scènes» contestées.



































