Les dirigeants du câblo-opérateur Comcast et du groupe de médias NBC Universal se sont employés jeudi à rassurer les parlementaires américains sur les conséquences de leur rapprochement pour la concurrence et les consommateurs en prenant plusieurs engagements. Invités à participer à des auditions à la Chambre des représentants et au Sénat, le P.-D.G. de Comcast, Brian Roberts, et le directeur général de NBC Universal, Jeff Zucker, ont affirmé que le nouveau groupe NBCU, contrôlé à 51% par Comcast, «bénéficierait aux consommateurs et encouragerait l’investissement et l’innovation, qui sont très nécessaires». Ils ont surtout assuré que la nouvelle structure ne nuirait pas à la concurrence, ni du côté médias, où elle se partagera un marché avec, entre autres, des géants comme Disney, News Corp., Time Warner ou Viacom, ni du côté des distributeurs, vu la quantité de câblo-opérateurs, bouquets de télévision par satellite et autres fournisseurs d’accès à Internet qui permettent d’accéder à divers programmes audiovisuels. Ils ont néanmoins énuméré 17 engagements pris au nom de «l’intérêt public» pour rassurer les autorités de la concurrence sur les conséquences de leur rapprochement. Les dirigeants s’engagent notamment à ne pas diminuer la quantité ni la qualité des programmes télévisés sans péage, à développer des programmes pour enfants, à étoffer l’offre gratuite de vidéos à la demande (VOD), et à apporter les mêmes garanties d’indépendance journalistique et de respect des droits syndicaux que NBC Universal dans sa forme actuelle. L’accord conclu il y a deux mois par Comcast avec le conglomérat General Electric (GE), qui jusqu’à là possédait 80% de NBC Universal, lui donne le contrôle de NBC Universal, ce qui en fera un géant sans équivalent des médias aux Etats-Unis.


































