C’est officiel ! L’agence Capa a été rachetée par l’homme d’affaires Fabrice Larue cette semaine. L’occasion pour média+ de rencontrer Hervé Chabalier, Président et fondateur de l’agence Capa qui nous dévoile les tenants et aboutissants de cette vente.
media+
Capa a réalisé un chiffre d’affaires de 45 millions d’euros en 2008, pourquoi donc céder le groupe ?
Hervé CHABALIER
Cela fait des années que je songeais à la pérennité du groupe Capa. Il fallait trouver une personne qui puisse prendre en charge financièrement cette entreprise afin de la valoriser. Nous avons donc réalisé avec Fabrice Larue du sur-mesure. Christophe Nobileau viendra réaliser la transition jusqu’à ce que je trouve un directeur général et mon successeur.
media+
Sans ce rachat, ne pouviez-vous pas assurer la pérennité industrielle et journalistique de Capa ?
Hervé CHABALIER
Je pouvais assurer la pérennité industrielle et journalistique de Capa mais l’entreprise n’aurait reposé que sur moi. C’est n’est pas très raisonnable. Le groupe devrait prendre rapidement de l’ampleur, nous devrions passer d’une surface économique de 45 millions d’euros à près de 160 millions d’euros.
media+
Ce changement implique-t-il une stratégie éditoriale renouvelée à long terme ?
Hervé CHABALIER
Sûrement pas ! Je veux garder l’ADN qui fait la force du groupe depuis plus de 20 ans. Par ailleurs, le groupe Capa change de capital mais ne change pas de mains. Je reste en effet à la direction exécutive de Capa, tout comme les actuels directeurs généraux des différentes filiales (Capa Presse TV, Capa Entreprise, Capa Drama, Capa Cinéma et Capa Numérique).
media+
Comment votre volonté d’investir dans le développement numérique va-t-elle se concrétiser ?
Hervé CHABALIER
Capa ne manque pas de contenus mais a besoin de technologies. Nous devrions d’abord rechercher une «web agency» qui nous permettra de proposer des projets clés en main. Nous allons férocement accentuer notre développement sur Internet et le mobile courant 2011 avec des programmes dédiés. De plus, le «Festival Européen des 4 Ecrans» que j’ai crée nous donne déjà une 1ère idée de ce développement numérique.
media+
Produire du divertissement de qualité, cela vous a-t-il déjà intéressé ?
Hervé CHABALIER
On ne fait pas de divertissement, ce n’est pas notre culture. Nous avons une passion de l’information et une manière innovante de travailler la fiction. Capa s’est beaucoup développé mais toujours sur cette même cohérence. Raconter le monde, voilà notre plaisir…


































