Les opérateurs de télécoms qui vont investir massivement dans la fibre optique devraient recevoir en retour une part des revenus que les éditeurs de contenu tireront de ces services, a estimé mercredi Paul Champsaur, président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). C’est la première fois que l’Autorité se prononce sur un tel partage et appelle à un «dépassement des découpes traditionnelles» entre les secteurs des télécoms et de l’audiovisuel. Le fournisseur d’accès Internet Free a annoncé récemment un vaste programme d’investissement d’un milliard d’euros pour le déploiement de la fibre optique. Cette technologie permettra aux internautes d’accéder à des programmes de télévision en haute définition ou à la vidéo à la demande grâce à du très haut débit (50 mégabits/s contre un maximum de 28 mégabits/s actuellement). L’annonce de Free a réveillé les débats sur le financement de ces infrastructures dont le coût a été estimé par les experts entre 10 et 11 milliards d’euros pour couvrir 40% de la population française. «Le développement du très haut débit constitue d’abord un nouveau moyen de diffusion et donc une chance supplémentaire pour les créateurs et titulaires de droits de valoriser leur création (…) et de développer de nouveaux services», a affirmé le président de l’Arcep lors d’un colloque professionnel à Paris.



































