Florent HOUZOT (beIN SPORTS) : «La Coupe du Monde de football mobilise toutes nos équipes»

Florent HOUZOT (beIN SPORTS) : «La Coupe du Monde de football mobilise toutes nos équipes»

Alors que la Coupe du monde de football 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique se tient du 11 juin au 19 juillet, beIN SPORTS prépare un dispositif inédit autour des 104 matchs du tournoi. Couverture continue, nouveaux formats, arbitre consultant, production adaptée à l’immensité nord-américaine : Florent Houzot dévoile les coulisses d’un Mondial hors normes.

MEDIA +

Quatrième Coupe du monde de football pour beIN SPORTS : vous êtes désormais rôdés ?

FLORENT HOUZOT

Cela reste, à chaque fois, un moment clé pour la chaîne. La Coupe du monde mobilise toutes les équipes: la rédaction, les programmes, la technique, les consultants… mais aussi nos partenaires, tels que les distributeurs ou les annonceurs. C’est un événement fédérateur tant en interne qu’auprès de nos abonnés. Mais cette édition 2026 a une dimension particulière. Nous passons de 62 matchs au Qatar à 104 rencontres réparties dans trois pays. À elle seule, la phase de groupes concentrera 72 matchs en deux semaines. Et pour devenir champion du monde, il faudra désormais enchaîner huit victoires. Cela transforme complètement le rythme et la narration de la compétition. Depuis le lancement de beIN SPORTS en 2012, nous avons construit notre identité autour des grandes compétitions internationales diffusées en intégralité. Cette continuité reste au cœur de notre stratégie.

MEDIA +

Vous misez sur l’intégralité des matchs et une couverture continue : comment s’organise votre dispositif?

FLORENT HOUZOT

Une Coupe du monde ne se résume pas aux affiches en Prime Time : tous les matchs comptent, y compris ceux joués en pleine nuit, qui peuvent devenir des moments forts du tournoi. C’est pour cela que nous proposons une couverture 24h/24. La journée démarre vers 17h avec «Club America» pour installer les enjeux des matchs du soir, puis s’enchaîne avec les rencontres de nuit à minuit, 3h et 5h. Le matin, «Good Morning America» revient sur l’ensemble des matchs avec analyses, résumés et coulisses. Et pour ceux qui n’ont pas pu suivre en direct, «Mondial Replay» permet de revivre les rencontres autrement. L’idée est simple : l’abonné ne se pose jamais la question, la Coupe du monde est en continu sur beIN SPORTS.

MEDIA +

Vous avez choisi de laisser la majorité des commentateurs en France. Pourquoi ?

FLORENT HOUZOT

Parce que cette Coupe du monde pose des contraintes logistiques immenses. Entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, certains enchaînements étaient quasiment impossibles. Nous avons travaillé très tôt sur les rotations avec notre département voyages et nous nous sommes rendu compte que certains trajets auraient épuisé les équipes. Le but d’une Coupe du monde n’est pas d’avoir des commentateurs qui passent leur temps dans les aéroports, à courir après des correspondances ou à gérer des problèmes logistiques. Je préfère qu’ils soient concentrés sur leur préparation éditoriale, le suivi des sélections et la qualité de leurs analyses.

MEDIA +

Ce choix ne risque-t-il pas de faire perdre de l’émotion ?

FLORENT HOUZOT

Honnêtement, non. Aujourd’hui, les outils techniques permettent une immersion extrêmement forte. Nous travaillons le son depuis plusieurs années. Les commentateurs auront un mixage très immersif dans le casque, avec l’ambiance du stade quasiment en temps réel. Et il faut aussi être réaliste: dans certains stades immenses, les positions des commentateurs sont tellement éloignées du terrain que beaucoup finissent déjà par commenter à partir des écrans. Le plus important reste la qualité éditoriale.

MEDIA +

Il y aura tout de même une présence importante sur le terrain ?

FLORENT HOUZOT

Oui. Une quinzaine de reporters seront sur place pour apporter ce que le studio ne peut pas apporter : l’ambiance, les duplex, les entraînements, les zones mixtes, les réactions, les coulisses, les informations autour des sélections. Leur rôle sera de nourrir l’antenne avec du contenu journalistique, des reportages, des interventions en bord terrain et des sujets préparés en amont.

MEDIA +

La mode des créateurs de contenu en bord terrain, façon M6, ne vous intéresse pas ?

FLORENT HOUZOT

Nous retrouverons Nico Colombien sur le digital, qui officie déjà sur «Safe Play» auprès d’une large communauté et qui proposera une émission sur YouTube pendant la compétition. Côté antenne, beIN SPORTS est une chaîne de sport payante qui s’adresse avant tout à des passionnés de football. Nos abonnés attendent des commentaires professionnels, des analyses de consultants, de l’objectivité et de l’expertise. C’est ce que nous voulons continuer à leur offrir en mobilisant l’ensemble de nos équipes éditoriales.

MEDIA +

Vous allez renforcer la place de l’arbitrage dans votre couverture. Pourquoi ?

FLORENT HOUZOT

Parce que l’arbitrage est devenu un élément structurant du football moderne. On le voit chaque semaine: une décision, une interprétation ou un usage de la VAR (Video Assistant Referee) peuvent changer le cours d’un match. Nous allons donc intégrer Franck Schneider, un ancien arbitre professionnel à notre dispositif. Son rôle sera d’expliquer les règles, les décisions et les interprétations. Il pourra intervenir dans les avant-matchs, pendant les matchs ou dans les débriefs. L’idée n’est pas d’ajouter de la polémique, mais au contraire d’apporter de la pédagogie. À la fin d’un débat, notre consultant arbitrage pourra rappeler la règle et expliquer pourquoi l’arbitre a pris telle ou telle décision.

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