L’Esports World Cup débarque à Paris

L’Esports World Cup débarque à Paris

Au cours des sept prochaines semaines, les plus grandes stars de l’esport vont s’affronter par écrans interposés à l’occasion de l’Esports World Cup, une compétition de jeux vidéo pharaonique portée par l’Arabie saoudite et qui se tient pour la première fois à Paris. A partir de lundi et jusqu’au 23 août, la capitale française devient ainsi l’épicentre de l’esport avec l’EWC: un événement qui se distingue de la plupart des autres compétitions d’esport en réunissant des tournois de plusieurs jeux vidéo, de League of legends à Dota 2, en passant par Valorant, Rocket League ou encore Tekken. Présentée comme «la Coupe du monde de l’esport», la compétition, créée en 2024 et financée par le fonds souverain d’Arabie saoudite, se dispute par clubs et non par pays, comme le titre pourrait le faire penser. Le tournoi est devenu en un temps express l’un des points culminants de la saison esportive, de par sa grandeur, son format unique, son aspect mondialisé… Et surtout sa dotation colossale de 75 millions de dollars, qui rend la participation à l’événement particulièrement attrayante pour les clubs. «Les gains sont énormes», souligne Nicolas Besombes, sociologue de l’esport. «Cela représente une source de revenus et un gain financier important (pour des structures avec) un modèle économique encore précaire.» De «Zywoo», le Français devenu la référence mondiale de Counter-Strike, à «Faker», icône éternelle de League of Legends et trésor national de Corée de Sud, environ 2000 joueurs issus de quelque 200 clubs seront présents dans la capitale française. Prévue à Ryad comme lors des deux premières années, l’édition 2026 avait dû être délocalisée en catastrophe à la fin du mois de mai en raison de la guerre au Moyen-Orient. «Tout avait été conçu pour Ryad, tout était prêt à démarrer. Puis lorsque nous avons pris la décision de déplacer la compétition à Paris, nous avons dû tout repenser en très peu de temps», explique Mike McCabe, directeur général adjoint et directeur des opérations de la Esports Foundation, l’institution liée au gouvernement saoudien qui organise l’EWC. Parmi les destinations possibles, Paris, qui a déjà accueilli cette année trois tournois d’envergure, s’est rapidement imposée. «Paris est une ville à part. Paris, pour de nombreuses raisons, est l’une des capitales incontournables, non seulement du tourisme, mais aussi du sport, de la culture et du divertissement dans le monde», détaille Ralf Reichert, le patron de l’Esports Foundation. «Tout cela, combiné aux fans français d’esport, qui sont réputés dans le monde entier pour être exceptionnels… C’est l’ensemble de ces éléments qui a motivé notre décision», loue Ralf Reichert. Le soutien institutionnel des autorités a également contribué au choix de la capitale française. «Emmanuel Macron est un défenseur incroyable de l’esport et il se consacre avec une passion extraordinaire à sa promotion», vante ainsi Mike McCabe. «Paris est véritablement le centre névralgique de l’esport européen, et il en est pleinement conscient, ce qui fait toute la différence», ajoute le directeur des opérations de la Esports Foundation. Sans mentionner que le président français s’est mis plusieurs fois la communauté des gamers à dos en associant un peu vite violence et jeux vidéo. L’événement aura en tout cas droit à son coup d’envoi officiel mercredi lors d’une conférence de presse à l’Hôtel de Ville en présence de la ministre des Sports et de la Jeunesse Marina Ferrari et du maire de Paris Emmanuel Grégoire. Ainsi que du Prince Faisal bin Bandar bin Sultan, membre de la famille royale saoudienne et du conseil d’administration de l’Esports Foundation. En soirée, la conférence de presse institutionnelle laissera la place à une cérémonie d’ouverture réunissant trois immenses stars de la musique française actuelle: Aya Nakamura, Theodora DJ Snake. La compétition se déroulera principalement au Parc des expositions de la Porte de Versailles, du 6 juillet au 23 août.

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