Sur un lit immense recouvert d’un imprimé panthère, une jeune fille mal à l’aise tente de prendre la pose sous l’objectif d’un photographe de charme. Emmanuelle Bercot, cinéaste subtile de l’adolescence, tourne pour Canal+ «Mes chères études», adapté du récit d’une étudiante qui s’est prostituée. Dans le livre «Mes chères études», paru en janvier 2008 aux éditions Max Millo, Laura D. racontait comment elle était tombée dans la prostitution pour payer ses études. L’ouvrage avait suscité de vifs débats. Un syndicat étudiant chiffrait à 40 000 le nombre de jeunes femmes se trouvant dans la même situation que Laura D., un chiffre toutefois contesté par d’autres syndicats et associations en raison du manque d’enquêtes sur le sujet. Ce n’est pas le fait de société qui a attiré Emmanuelle Bercot, «mais l’histoire de cette jeune fille» de 19 ans, interprétée dans le film par l’actrice belge Déborah François («L’enfant» des frères Dardenne, «Le premier jour du reste de ta vie»…). «Pourquoi a-t-elle décidé de se prostituer ? Ce mystère m’intrigue», déclare la réalisatrice, auteur de «La puce», «Clément» et «Backstage». Trois films avec pour personnage central un(e) adolescent(e) qui ont parfois catalogué Emmanuelle Bercot en cinéaste de l’adolescence.




































