Mission Zelnik: les producteurs de disques contre la gestion collective

Le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep), qui représente les principaux producteurs de disques, a fait part mardi de sa très vive opposition à une gestion collective des droits sur le téléchargement et le streaming, préconisée par la mission Zelnik. «C’est un point d’achoppement très fort», a déclaré le directeur général du Snep, David El Sayegh, estimant que cette proposition partait d’une «erreur de diagnostic». «On dit que la gestion collective va permettre une simplification de la gestion des droits, une meilleur répartition de la richesse et une plus grande diversité des offres: c’est faux», a-t-il affirmé. Dans son rapport remis début janvier, la mission Zelnik préconise entre autres la mise en place d’une gestion collective obligatoire des droits voisins perçus par les artistes-interprètes et les producteurs pour la mise à disposition de leur catalogue sur les sites de streaming et de téléchargement. Actuellement, chaque maison de disques négocie individuellement avec chaque site les conditions et les tarifs pour la mise à disposition de son catalogue. Dans ses voeux au monde de la culture, Nicolas Sarkozy a fait sienne cette proposition, reconnaissant que cette mesure n’allait «pas faire plaisir aux producteurs» et se disant prêt à les recevoir. «Nous allons demander une audition au président de la République, puisqu’il nous a tendu une perche pendant son discours», a indiqué M. El Sayegh, affirmant que les producteurs indépendants et les «agrégateurs» comme le distributeur numérique Believe Digital (membre du Snep) étaient «fous furieux». Le directeur général s’est interrogé sur les motivations de Patrick Zelnik, lui-même patron du label indépendant Naïve.

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