Presse française: ventes à l’export en baisse de 3,2% en 2006

    148

    Les ventes de la presse française ont reculé de 3,2% à l’export et de 4,4% dans les départements d’outre-mer (DOM) en 2006, selon une «tendance identique» à la métropole, d’après des chiffres publiés mardi par les Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP). Les ventes en dehors de la métropole représentent toujours environ 10% du volume d’affaires global des NMPP, pour un montant de 276,3 millions d’euros, représentant 100 millions d’exemplaires, précisent les NMPP. Par zones géographiques, l’Europe (y compris la Suisse) pèse plus de 74% des ventes export. Les ventes en Belgique, premier marché à l’exportation (34% des ventes), ont fortement reculé de 6,8%, tandis que celles en Suisse (deuxième marché, avec 21%) ont baissé de 4,7%. Mais d’importants marchés européens sont en progression, comme l’Allemagne (+4,0%), où les quotidiens ont bénéficié de l’effet de la coupe du monde de football, l’Italie (+1,0%), le Luxembourg (+1,3%), la Grèce (+1,2%) et le Royaume-Uni (+0,7%). Des marchés européens plus restreints ont également enregistré de fortes croissances, comme la Roumanie (+13,5%), qui a bénéficié de l’effet de son entrée dans l’Union européenne et d’une meilleure structuration du réseau, ou la principauté d’Andorre (+19,7%), grâce au changement de distributeur ayant eu lieu début 2006. Les marchés africains (5,9% des ventes) sont globalement à la baisse «pour des raisons économiques et politiques comme au Sénégal (-5,5%) et au Cameroun (-14,6%)», indiquent les NMPP. Cependant, certains marchés se défendent bien : Côte d’Ivoire (+0,6%), Gabon (+1,8%) ou Congo (+13,4%). Le marché nord-américain (7,5% des ventes export) est «en pleine santé», avec une croissance de plus de 11%, tant pour le Canada que pour les Etats-Unis, se félicitent les NMPP, qui soulignent que le réseau de vente de la presse française s’y est «nettement amélioré et renouvelé». Dans les DOM (1,1% des ventes des NMPP en valeur), tous les marchés sont à la baisse en raison d’une «saison difficile» à la Réunion, de «grèves ou de problèmes de fret» en Guyane et à la Martinique et d’une «situation économique difficile» à la Guadeloupe et à Saint-Martin.